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Mimi Parent, Jean Benoît, surréalistes**


Lundi le 12 avril, 2004

Jean Benoît (81 ans) et Mimi Parent (79 ans), originaires de Québec et toujours actifs à Paris, sont les derniers participants et les derniers témoins du mouvement surréaliste prôné par André Breton.

Cette rétrospective présente pour la première fois les deux artistes dans une même exposition. Leurs œuvres n’ont pas été exposées à Québec depuis leur départ pour Paris, en 1948.

Jeunes et contestataires, ils ont quitté un Québec aux dimensions trop étroites à leur goût pour travailler en toute liberté à Paris.

De Mimi Parent***, il y a cette Promenade au soleil, colorée et accessible (1946, huile sur carton, collection du Musée d’art contemporain de Montréal, don du Dr Max Stern), que j’ai nettement préférée à d’autres œuvres, sombres comme une nuit sans lune.

Il y a des compositions amusantes, Masculin/Féminin, par exemple (1959, veste, chemise, cheveux (pour la cravate!) et épinglette, collection d’Isidore Ducasse).

Il y a, surtout, ses tableaux en trois dimensions, surprenants, originaux, où l’artiste fait montre d’une grande habileté créatrice; on dirait certaines de ces œuvres éclairées de l’intérieur par un dispositif caché, mais il n’en est rien! Une photographie n’en rendrait malheureusement pas la profondeur…

Quant à Jean Benoît*, il a créé un univers bien étrange, où Éros et Thanatos, l’amour et la mort sont partenaires. Il admirait beaucoup le marquis de Sade, paraît-il… Oui oui, « cela paraît »!

Il y a ici tant de monstres se déchirant les uns les autres, parties génitales comprises, que mon chum est ressorti de là tout chamboulé : « macabre et violent », tel a été son verdict! (Ici, Théorie de perversité, 1991, bois peint et pulpe de bois, ailes d’insectes, collection de Jacques et Anna Kerchache, Paris)

Un catalogue accompagne l’exposition. Au Musée national des Beaux-Arts du Québec jusqu’au 24 octobre. Attention! Vous avez jusqu’au 2 mai pour voir (ou revoir) De Millet à Matisse*****



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