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Culture et divertissement par Pierre Luc
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Samedi le 15 septembre, 2001
Du théâtre tous les jours à Planète Québec… ? Toute une commande, en effet. Que ne ferait-on pas pour se procurer du plaisir ! Pour réaliser ses fantasmes…
Depuis bientôt quarante-cinq ans que j’entends les trois coups, même si on ne les donne plus, malheureusement.
Depuis, souviens-t-en, Pierre Marcotte, ces années où nous allions aux cours d’art dramatique de Sita Riddez, à Joliette.
Ensuite, nous sommes montés à Montréal, où cette grande dame de notre dramaturgie tenait cour, rue Saint-Hubert.
Il y avait là, François Tassé. Qui m’a amené chez Paul Buissonneau, pour un rôle semi-figuratif dans Les Oiseaux de Lune. Pas reposant le Polo. Tonitruant mais cœur sur la main.
Nous jouions à la Comédie Canadienne (aujourd’hui TNM) et, en période d’examens scolaires, livres de chimie et de géométrie apportés en coulisses ne furent jamais ouverts. Trop émerveillés par les Yvon Deschamps et Claude Léveillée (en comédiens), par François et tout le groupe. Ah, Jean-Louis Millette, quel acteur!
À Paris, comme du déjà vu, la meilleure excuse pour sécher les cours de Civilisation française, c’était d’assister à ceux de George Wilson au Théâtre National Populaire de France, fondé par Jean Vilars. Quel plaisir encore !
Ensuite le Festival d’Art Dramatique avec le regretté Jean Perraud, voyager avec les copains, s’amuser comme des fous d’une ville à l’autre, danser de joie dans les allées d’amphithéâtre en recevant des prix… une offre de bourse… mais non : en fallait plus pour devenir un bon comédien. Avoir l’oreille musicale, les jambes agiles, inventer avec son corps comme avec son imagination…
Avons fait un autre bout de chemin… les récitals de poésie… allant garrocher du Georges Dor aux anglais des coffee houses de la rue Stanley : « Nous sommes prisonniers dans notre propre maison ! » Recevoir un buck de bière en guise d’applaudissements (par la tête, évidemment)…. La petite scène du théâtre des Beaux Arts, toujours avec Jean et la bande. Sur la photo, Jean Perraud, au centre, avec sa compagne de vie, Micheline Herbart; Claude Gauthier que nous reconnaissons, un joyeux Pierre Luc, et Françoise Millette, la sœur du merveilleux Jean-Louis.Quel pied !
Mais chacun son métier…

Demeuré journaliste, et surtout pas acteur frustré… Admiratif et envieux, depuis toutes ces années, oui ! Envieux de voir les saltimbanques des temps modernes s’engouffrer dans les arrière-scènes… le maquillage, la veste bonne à porter aux épaules…avant d’avancer sur les planches, face à ce grand trou noir où des centaines de yeux et d’oreilles attendent l’émerveillement.
Aujourd’hui, presque dans l’anonymat, voilà une occasion de rejoindre les acteurs, de leur apporter soutien et d’encourager la création. Complicité. Avant même les premières lignes, monte le plaisir. Tous les jours, à Planète, traiter de ce qu’on aime le plus au monde –après la course automobile-, le divertissement! Ces quelques lignes, comme pour vérifier dans le miroir, le maquillage, et hop, sautons. Vous espérant au rendez-vous.
Que la fête commence !
Site internet de Pierre Luc! http://www.lejournal2000.com
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