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Hillary à la défense des femmes
 

Mercredi le 10 février, 1999


Hillary Clinton, s'est livrée hier à un vibrant plaidoyer pour l'éducation et le libre choix des femmes "de mettre un enfant au monde", au deuxième jour d'une conférence de l'ONU sur la démographie réunie à La Haye.

Dénonçant les contrôles contraignants et les limitations de naissances imposés dans certains Etats, Mme Clinton a appelé ces derniers à y renoncer, au profit d'une politique libérale de planning familial et d'une amélioration des prestations sanitaires offertes aux femmes.

"Un gouvernement n'a pas à interférer dans la décision personnelle d'une femme de mettre ou non un enfant au monde. C'est une décision qui devrait être prise librement et en responsabilité, sans coercition gouvernementale".

"L'histoire de l'humanité est remplie des voix de femmes qui ont souffert et sont mortes parce que des gouvernements prenaient des décisions qu'elles auraient dû avoir la liberté de prendre".

Mme Clinton a appelé les Etats à permettre aux femmes d'exercer leur libre choix en matière de naissances, en mettant à leur disposition les informations adéquates en termes de planning familial volontaire et en leur offrant les moyens d'accoucher ou d'avorter dans de bonnes conditions.

"Si les gouvernements n'ont pas de place dans de telles décisions personnelles, ils peuvent et doivent jouer un rôle essentiel en aidant les femmes et les familles à mener une vie pleine et productive, et cela comprend la mise à disposition d'un planning familial volontaire", a-t-elle déclaré.

L'épouse du président américain a souligné que près de 600.000 femmes mouraient chaque année, "une par minute", au cours de leur grossesse ou de leur accouchement, et défendu l'idée qu'un planning volontaire permettrait de réduire les grossesses non désirées et les avortements clandestins "qui provoquent tant de morts et de souffrances".

"Les femmes n'ont pas à mourir en donnant naissance à un enfant. Elles n'ont pas à saigner à mort ou souffrir d'infections terribles".

Mme Clinton a souligné le rôle "vital" de l'éducation pour remédier au déficit d'information et d'accès aux soins de santé dont souffrent les femmes originaires des pays en développement, par rapport à leurs homologues des pays riches.

"Eduquer une femme, c'est éduquer une famille et éduquer une famille, c'est éduquer une société entière.Le respect des droits des femmes doit être au coeur de nos efforts pour améliorer la qualité de vie de tous les citoyens de la planète", a-t-elle insisté".

 
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