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| Le virus de la fin du monde |
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Mercredi le 11 juin, 2003 |
La fin du monde, vous y croyez? Oui? Non? Et bien dites-vous qu'elle n'est peut être pas si loin. Martin Rees, un professeur de l'université de Cambridge, en Angleterre, propose trois scénarios probables qui pourraient entraîner la fin du monde...
Un virus né d'une manipulation génétique pourrait nous éliminer totalement.
L'éruption d'un volcan colossal qui, en crachant dans l'atmosphère des millions de tonnes de poussières, empêcherait les rayons du soleil de réchauffer la Terre nous condamnant à mourir gelés.
Un docteur Folamour qui crée, et perd le contrôle d'un virus contre lequel la science n'aurait aucune parade.
Rees, un scientifique âgé de 60 ans qui vient de publier "Our Final Hour," estime que la science évolue d'une façon imprévisible et incontrôlable et qu'elle nous réserve des surprises.
Parmi les grandes menaces, il cite le terrorisme nucléaire, les virus, et les manipulations génétiques qui pourraient modifier le comportement des humains. Et tout ça pourrait être causé, soit par une erreur humaine, ou par un acte malicieux.
Oui, un volcan géant pourrait éclater et un astéroïde pourrait foncer sur la Terre, mais le danger le plus réel et le plus réel, est de création humaine.
Grâce aux progrès immenses de la science, un seul scientifique pourrait être potentiellement extrêmement dangereux.
Souvenons-nous du vent de panique qui a balayé les États-Unis, l'an dernier, après l'attaque à l'anthrax. On ignore encore qui est à l'origine de l'attaque, mais on sait qu'il ne s'agit que d'un tout petit nombre de personnes. Un solitaire même.
Or des milliers de personnes ont les connaissances et les capacités pour créer ou manipuler des virus ou des bactéries épouvantables pour créer une maladie comme la peste, par exemple.
Et même si on ne tue pas des millions de personnes, la vie ne sera plus jamais la même après une attaque qui aurait fait des dizaines de milliers de victimes.
Certaines matières organiques pourraient se multiplier à une vitesse telle qu'il suffirait que de quelques jours pour ravager un continent.
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