La vie de plusieurs dizaines d'agents secrets britanniques est menacée alors que leurs noms ont été diffusés sur un site internet basé aux États-Unis affirmait hier à la Une le London Evening Standard.
Le gouvernement britannique a pris toutes les mesures légales possibles pour faire fermer le site qui aurait été monté par un agent en colère.
Les agents dont les noms apparaissent sur la liste, auraient tous travaillé pour le Secret Intelligence Service (SIS), autrefois connus sous le nom de MI6.
Le Foreign Office dit avoir pris connaissance du site et condamne la publication d'une telle liste. Impossible toutefois d'obtenir des commentaires plus détaillés. De toute évidence, on ne la trouve pas drôle.
Le contre-amiral David Pulvertaft qui conseille les médias sur les affaires militaires, a demandé de ne pas dévoiler l'adresse du site pour protéger la vie des agents.
Il a refusé d'indiquer le nombre d'agents figurants sur la liste mais il confirme qu'ils sont nombreux. Il s'agit d'une fuite désastreuse.
La semaine dernière, le gouvernement britannique avait obtenu une injonction pour fermer un site web où l'auteur menacait de nommer des agents et de publier les adresses des centres d'ipérations dans le monde du SIS.
Les Services secrets de sa majesté ne vont pas bien. Encore une fois, on réalise l'impact du web et comment il devient difficile de baillonner des gens qui veulent parler ou protester.