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Les baby-boomers et la Saint-Valentin
 

Jeudi le 14 février, 2008


Selon Statistique Canada, une majorité de Canadiens âgés de 15 ans et plus ne sont pas mariés, si bien qu’on pourrait facilement présumer que bon nombre de baby-boomers – une génération durement frappée par le divorce – n’ont pas nécessairement le cœur à la fête en cette période de la Saint-Valentin.

Mais la réalité semble tout autre. En 2008, il y a en effet de l’amour dans l’air chez les baby-boomers. Malgré le déclin du mariage traditionnel, on a enregistré entre 2001 et 2006 une forte hausse des unions de fait chez les Canadiens d’âge moyen, une hausse nettement supérieure à celle des couples mariés du même âge (voir le graphique ci-joint qui illustre les taux d’augmentation par groupe d’âge).

Ces nouvelles relations ne sont toutefois pas aussi tranchées qu’on pourrait le croire. Nombre d’entre elles tombent dans une « zone de flou », où se retrouvent les familles avec des enfants issus de mariages précédents, les séparations et les divorces non réglés – des situations qui peuvent toutes avoir d’importantes répercussions sur la planification financière et successorale de la nouvelle famille.

« Pour de nombreuses personnes, les relations non traditionnelles sont l’apanage des jeunes Canadiens, mais, en réalité, les baby-boomers s’y retrouvent à un moment où ils n’ont jamais gagné ou hérité autant d’argent, observe Marie-Claude Riendeau, spécialiste en fiscalité et planification successorale au Groupe Investors . Il est indispensable qu’ils fassent les démarches nécessaires pour bien comprendre les réalités juridiques, financières et successorales de leur vie. »

En fait, la situation n’a jamais été aussi complexe pour les familles canadiennes. Le Groupe Investors offre les conseils suivants aux baby-boomers engagés dans toute une gamme de situations relationnelles complexes :

Unions de fait et relations non traditionnelles

Les baby-boomers qui s’engagent dans une union de fait ou dans une relation non traditionnelle ont parfois au départ des ressources, des obligations et des objectifs différents – particulièrement si un partenaire ou les deux ont déjà été mariés.

Lorsqu’ils s’engagent dans ce mode de vie, les conjoints ont souvent intérêt à discuter franchement et en détail de leurs attentes mutuelles et des responsabilités de chacun dans les finances de la famille.

· Il convient d’abord et avant tout de s’entendre sur la façon dont la famille dépensera, économisera et investira.

· Il est souvent sensé de consulter un avocat ou un notaire, qui vous aidera à rédiger une « entente de cohabitation » établissant les modalités financières de votre relation. Joignez à cette entente une liste des biens, des dettes et des effets personnels de chacun.

· Un notaire ou un avocat peut également vous aider à revoir votre testament, à passer en revue les bénéficiaires de vos REER et polices d’assurance, tout en réglant des questions telles que la désignation de mandataires, tant pour vos questions de finances que de santé.

· Aux termes de la Loi de l’impôt sur le revenu, les conjoints de fait bénéficient des mêmes avantages (et désavantages) fiscaux que les couples mariés. Ils ont donc intérêt à parler à un planificateur financier pour connaître les répercussions fiscales de leur union de fait.
 
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