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| Ne touchez pas à notre eau! |
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Mercredi le 16 juin, 2004 |
Danger! Le ministre de l'Environnement du Québec, Thomas Mulcair, aurait l'intention de rouvrir le dossier sur l'exportation de l'eau en vrac.
Lors d'un discours prononcé lundi, à Montréal, sur le bilan de la Commission de coopération environnementale de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le ministre a laissé entendre qu'il était ouvert à l'idée d'exporter de l'eau douce à grande échelle.
Objectif: créer un outil de développement économique pour les régions.
Pourtant, le ministre avait lui-même voté pour une loi décrétant un moratoire sur l'exportation d'eau en vrac en 1999.
Attention. L'eau est rare, et fragile. Les réserves d'eau que l'on exportera ne reviendront jamais et, contrairement à ce que l'on peut croire, l'eau n'est pas une richesse renouvelable indéfiniment. La preuve? Elle disparaît à toute vitesse dans le sud-ouest américain, et nos réserves ont diminué sensiblement depuis 50 ans. Le niveau du Saint-Laurent baisse toujours.
Vendre l'eau, c'est abdiquer nos responsabilités, dilapider notre richesse, menacer l'avenir de nos jeunes, et créer des emplois ailleurs.
En plus, l'eau qui est essentielle à la vie est maltraitée honteusement. En effet, elle est la seule richesse naturelle pour laquelle les exploitants ne paient pas de redevances. Il suffit de creuser un puits, et de pomper l'eau, pour la revendre en bouteille, sans jamais verser de redevances.
Or, l'eau appartient à la société et non pas au propriétaire du terrain car elle coule sous terre, un peu partout.
Pour en savoir plus: Eau secours
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