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Un ouragan, c'est comme un accouchement |
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Jeudi le 16 septembre, 1999 |
Par Michèle Sénécal
Durant près de 48 heures, dans le Sud de la Floride, la terre a arrêté de tourner. Le monstre arrivait, il fallait y faire face.
Sur des routes encombrées, la population fuyait avant l'attaque. Dans l'air beaucoup de peur, de fébrilité.
Tout était fermé, même DisneyWorld, pour la première fois dans son histoire. Tous étaient sur un pied de guerre.
Flairant les bonnes cotes d'écoute, la télé, ne parlait que du monstre et de l'ampleur de ses tentacules. En ondes durant 36 heures d'affilées, on ne présentait rien
d'autre.
L'horreur à l'état pur, comme dans un film de Spielberg. Mardi, Floyd, dans sa grande bonté, a bifurqué vers le nord longeant les côtes de la Floride, laissant très peu de traces de son passage.
A 22 heures mardi soir, l'alerte était levée. En moins de deux, les commerçants de Fort Lauderdale et de South Beach enlevaient les barricades, les premiers clients affluaient.
Les gens retournaient à la maison, la vie normale reprenait.
Floyd nous avait foutu une bonne frousse. Les marchés d'alimentation, les pharmacies, les hôtels, les stations d'essence et les magasins à grandes surfaces tels les Home Depot ont fait fortune. Les autres ont perdu beaucoup d'argent.
Mercredi matin sur tout le Sud de la Floride, beau et chaud et Floyd n'est plus qu'un mauvais souvenir. On venait tous de bénéficier d'un congé de quelques heures, un congé où tous avaient les yeux rivés sur le petit écran.
Un ouragan, c'est comme un accouchement, on attend les premières contractions et on espère que ca va passer au plus vite. Floyd n'a pas été un gros accouchement. Cette fois, la montagne a accouché d'une souris.
Mais Gerth s'en vient et lui aussi, on le dit très fort. On l'attend pour dimanche ou lundi.
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