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| Pour éviter la lapidation à une femme, le Brésil propose l'asile |
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Dimanche le 01 août, 2010 |
Le combat pour sauver une iranienne de 43 ans, mère de deux enfants, condamnée à mort par lapidation n'est pas terminé. Cette fois, c'est le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, qui intervient personnellement et propose d'accorder l'asile politique à Sakineh Mohammadi-Ashtiani nous apprend l'agence France Presse.
Cette condamnation horrible pour adultère choque le monde entier. De la démence pure.
Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été condamnée en 2006 pour avoir eu "une relation illégale" avec deux hommes après la mort de son mari, mais aussi pour "meurtre et crimes", indéterminés.
Une vaste campagne internationale cherche à lui éviter la lapidation et l'Iran a annoncé en juillet la suspension temporaire de sa peine.
Le président brésilien a dit qu'il avait "du respect pour les lois d'un pays. Mais si mon amitié et ma considération pour le président et le peuple iranien valent quelque chose, et si cette femme cause de l'embarras, nous pourrions l'accueillir au Brésil".
Des militants des droits de l'homme ont rendu publique samedi à Londres une lettre attribuée à Sakineh Mohammadi-Ashtiani et dans lequelle elle écrit:
"Le jour où j'ai été condamnée à la lapidation, c'était comme si j'était tombée dans un gouffre et j'ai perdu connaissance ... J'ai peur de mourir. Aidez-moi à rester en vie et embrassez mes enfants".
L'Iran, devant les protestations mondiales, a suspendu temporairement en juillet l'exécution de la condamnation, mais elle peut être appliquée n'importe quand.
Le supplice de la lapidation est encore pratiqué dans certains pays musulmans.
Généralement, cette forme d'exécution est publique, le supplicié est jeté dans une fosse ou enterré jusqu’à l’épaule.
À tour de rôle, ou en groupe, les exécutants jettent des pierres de la taille d'un poing jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Le code pénal iranien chiite précise : « Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance.
Les femmes du monde entier doivent s'élever contre cet acte barbare. |
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