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| Le hippie bus a 60 ans! |
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Jeudi le 18 mars, 2010 |
Wow! Le hippie bus a 60 ans. Ce mini mini bus créé en 1950 par Volkswagen basé sur la plateforme de la Beetle allait devenir le véhicule par excellence et le symbole de la génération hippie. Solide, pas cher, économique et résistant il transportera des millions de hippies sur tous les continents, et toutes les destinations.
Le mouvement hippie était un courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis avant de déferler sur l'Occident.
Les hippies, première génération des baby boomers, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation.
Le mouvement a eu une influence majeure dans la culture, en particulier dans le domaine musical.
Les hippies se distinguaient par leurs tenues vestimentaires, leurs chevelures et une liberté ostentatoire dans leurs relations amoureuses.
« La route des hippies » (Hippie trail) est une expression utilisée pour évoquer les voyages entrepris par cette génération des années 1960, principalement vers l’Europe et l’Asie. Le voyage se faisait fréquemment par bus ou en auto-stop, les étapes obligées étaient Amsterdam, Londres, Istanboul et les destinations Goa (Inde), Katmandou (Népal) mais aussi la Turquie, l’Iran et l'Afghanistan. On voyait alors des hippie bus partout!
Un des objectifs déclarés de ces voyages était la « quête de soi » ou « la recherche de Dieu » mais également la recherche de toutes nouvelles expériences, dont la drogue.
En partie par rébellion contre les usages, le hippie portait les cheveux longs, pour les hommes comme pour les femmes. Ces dernières les portant généralement défaits, sans aucun apprêt ; la liberté du corps étant complémentaire de la liberté de l'esprit qu'il préconise. Les relations sexuelles libérées, le naturisme sont des valeurs qui sont mises en avant dans son mode de vie.
Les vêtements, aux couleurs vives, étaient choquants pour une époque où les tenues étaient assez uniformisées et sombres. Leurs pantalons étaient à « pattes d’éléphants », style lancé par les hippies californiens et l’influence de l’Orient leur avait donné le goût des sandales, des tuniques indiennes avec des motifs très fleuris et colorés, des gilets afghans. Ils pouvaient tout aussi bien être nus quand la situation le permettait.
Le blue-jeans, déjà apprécié des beatniks, fut également un vêtement emblématique de la génération hippie; il était souvent porté peint, brodé, cousu, couvert de coquillages, de strass, de bijoux, de fleurs, et toujours avec les pattes d'éléphant.
Quand elles n'étaient pas en mini-jupes, les femmes adoptaient fréquemment ce même type d'habillement. Ce caractère androgyne du style d'habillement hippie était également surprenant à cette époque, hommes comme femmes portant des bandeaux dans les cheveux, des colliers et des bracelets de perles, et se parfumant au patchouli.
La musique est un élément capital et fédérateur des hippies, avec de multiples festivals, Monterey en 1967, Woodstock en 1969, l'Île de Wight en 1970, qui rassemblent des centaines de milliers de spectateurs.
Une nouvelle génération de chanteurs apparait à la suite de Bob Dylan, renouvelant le genre musical de la protest song et créant une nouvelle musique populaire exprimant leurs révoltes, leur refus du racisme, leur refus du Vietnam, leur refus de la répression.
Blowin' in the Wind de Bob Dylan, inspiré d'un negro spiritual, fut reprise par les 250 000 manifestants de la marche sur Washington organisée par les leaders des droits civiques; plus tard vinrent Ohio de Crosby, Stills & Nash (and Young), ou Alice's Restaurant d'Arlo Guthrie.
Les hippies apprécient le folk-rock de Bob Dylan et Crosby, Stills & Nash (and Young) ou le rock psychédélique de Janis Joplin (photo), de Grateful Dead ou Jefferson Airplane.
La société de consommation tant décriée des hippies s'accommoda par contre fort bien de ce mouvement qu'elle ne voulut voir que comme un effet de mode.
Les productions décrivant les hippies furent des succès commerciaux, comme la comédie musicale Hair.
Avec la fin de la guerre du Vietnam, les médias perdirent leur intérêt pour les hippies. Puis ils sont disparus, balayés par la vague du heavy metal et du disco.
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