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| La mondialisation? Un leurre. |
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Mardi le 20 octobre, 1998 |
Selon Yves Michaud, le Robin des banques, la mondialisation est un leurre dangereux.
«Les chantres de la mondialisation se mettent un doigt dans l'oeil s'ils croient que la loi du marché, qui n'est que la loi de la jungle et la loi du plus fort, verra le triomphe d'un néolibéralisme, destructeur des identités nationales.
«Car la nation, décriée par les apatrides de l'argent ou les faux citoyens du monde, demeure le lieu naturel de la démocratie, laquelle est indissociable de la souveraineté nationale.
«Plus important, elle est l'ultime rempart contre les effets pervers et dissolvants d'une mondialisation qui n'est à toutes fins utiles que l'américanisation de la planète. L'actuelle crise financière en est un exemple éloquent. C'est par l'absence de contrôle des États sur les mouvements de capitaux et les fluctuations monétaires que nous frisons la catastrophe. Seuls des gouvernements responsables et souverains peuvent endiguer les marées dévastatrices des prédateurs en bretelles qui déterminent désormais les destins des économies nationales.»
Robert Kuttner, un des principaux columnists de Business Week, la bible du néolibéralisme, écrit même qu'il faut des contrôles intérieures pour freiner la spéculation mortelle. (Business Week - 12 octobre 1998).
L'utopie d'un libre-marché global s'échoue sur les récifs de la spéculation sauvage.
Hier nécessaire, la souveraineté du Québec est désormais indispensable.
Michaud lance un cri d'alarme.
Il n'y a plus de contrepoids à l'hégémonie américaine, dit-il.
Les pays que l'on dit démocratiques sont comme des chiens fous courant dans toutes les directions, à la recherche de la pierre philosophale de la mondialisation. Le marché est désormais le début et la fin de l'aventure humaine. Il est le nouveau maître du jeu, le veau d'or devant lequel s'agenouillent toutes les puissances.
Pouvoir anonyme, lieu introuvable où se mobilise une armée de cambistes et de prédateurs financiers, le turbo capitalisme est en voie de s'imposer contre la démocratie dont il se réclame pourtant à cor et à cri.
On en a un exemple tout récent avec les projets de fusion de banques obèses qui feraient la pluie et le beau temps dans le monde merveilleux des institutions financières.
En 1976, René Lévesque et le Parti Québécois ont fait sauter le verrou, dit Michaud, mais les gonds résistent encore. Allons, donnons le dernier coup d'épaule qui nous permettra de bâtir un Québec souverain, maître en sa demeure, et libre.
Yves Michaud occupa le poste de Délégué général du Québec en France.
Cliquer ici pour lire le texte intégral de M.Michaud |
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