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| Irak - La dernière brigade de combat a quitté hier |
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Vendredi le 20 août, 2010 |
Jeudi matin, à l'aurore, les derniers éléments de la dernière brigade de combat américaine stationnée en Irak ont traversé la frontière koweïtienne.
Les Américains avaient envahi l'Irak en 2003 pour déloger le dictateur Saddam Hussein.
L'armée US a perdu 4400 hommes et laisse derrière elle un pays déchiré entre différentes factions religieuses et ethniques avec des attaques terroristes quasi quotidiennes.
En raison de la permanence des discordances entre chiites et sunnites, l'Irak n'a toujours pas réussi à se trouver un gouvernement, après des élections générales tenues au début du mois de mars dernier.
Quelque 50 000 soldats américains demeurent dans le pays, pour y continuer à entraîner l'armée nationale.
Cet engagement à long terme en Irak passe de la responsabilité du Pentagone à celle du département d'État. Pour tenter de poursuivre la stabilisation du pays, les diplomates américains disposeront d'énormes moyens.
En plus de l'immense ambassade fortifiée de Bagdad, quatre compounds fortifiés seront installés à travers le pays, à Bassora, à Mossoul, à Kirkouk, à Erbil. Les 2 400 diplomates seront protégés par une armée privée de 7 000 contractors.
L'ambassade et ses succursales auront à leur disposition une flotte de 1 300 4 × 4 blindés, et pas moins de 29 hélicoptères, pilotés par des mercenaires. Chaque antenne diplomatique disposera de sa propre unité des forces spéciales, capable d'intervenir en cas de coup dur infligé aux forces irakiennes.
Le leader de la majorité démocrate au Sénat qualifia l'invasion de l'Irak de «plus grave erreur stratégique commise par les États-Unis au cours de leur histoire». |
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