Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
Un manifeste inquiétant
 

Vendredi le 21 octobre, 2005


Par Gérard St-Denis

Personne ne met en question la nécessité d’une réflexion sur le devenir du Québec.
C’est vrai que le Québec a changé. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous avons à faire face à de nouveaux défis, la dette astronomique du Québec, 116G$, la mondialisation, le vieillissement de la population, le rôle de l’État, et on se doit de penser à l’héritage à laisser aux générations futures.

Si on veut faire une réflexion sérieuse, il faut que tous les partenaires actifs soient associés à cette démarche si on veut établir un véritable consensus social. Pas seulement quelques personnes dont la feuille de route est manifestement teintée d’un néo-libéralisme notoire à l’américaine.

Qui sont ces «12 personnalités»

À priori, j’ai toujours eu peur des gens qui soudainement se sentent investis d’une mission salvatrice. Ce sont en général des gens qui ont commencé par «sauver» leur peau avant celle des autres. Et ce n’est pas un hasard qu’ils aient choisis le contexte actuel pour lancer leur manifeste.

Les Pierre Fortin, économiste formé à l’université de Berkeley en Californie, un homme de droite formé à l’américaine;

Pierre Lacroix, ancien recteur de l’Université de Montréal qui a tout fait pour envoyer le CHUM à Outremont, ce qui nous a coûté des millions de dollars;

Guy Saint-Pierre, dont le passage comme ministre sous Bourassa n’a pas semé beaucoup d’étincelles, mais il a été président du conseil de la Banque Royale du Canada jusqu'en 2004. C’est sa façon de vouloir servir les intérêts les plus profonds des québécois;

Joseph Facal, ex-ministre péquiste qui a été nommé membre du comité stratégique La Presse avec entre autre Robert Lacroix.

C’est ce groupe qui lançait l’idée en février 2004 de privatiser Hydro-Québec? C’est cela les sentiers nouveaux qu’on veut nous proposer.

Quant à l'éditorialiste de La Presse, André Pratte, on a qu’à lire ses textes pour reconnaître en lui un anti-syndical, doublé d’un philosophie libérale à la Paul Desmarais. Ce chef éditorialiste a même été félicité publiquement par Jean Charest.

Tant qu’à Lucien Bouchard, c’est sous sa gouverne que l’on a drastiquement coupé dans le personnel du système hospitalier par une mise en retraite massive. On voit ce que cela a fait et fait encore.

Si on veut un véritable consensus social et c’est la seule façon d’y arriver, on doit asseoir à la même table tous les éléments qui forment la société. On doit être novateur dans les solutions et on doit trouver des pistes audacieuses.

Quant on analyse froidement le manifeste, on le trouve assez réactionnaire et rétrograde. C’est vrai qu’il serait facile d’augmenter les tarifs d’électricité, les frais de scolarité, les taxes à la consommation pour régler une partie de la situation.

Pourquoi ne pas augmenter l’impôt des corporations qui réussissent bien souvent à ne pas payer grand-chose et l’impôt des riches?

Non, ce document est inquiétant.

Pour lire le manifeste....
 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Flash !
 

Planète Tourisme
recettes
Recette :
Vin :
 
 
 
 
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.

Répertoire de bon liens