|
|
 |
 |
 |
|
 |
| Le Pape s'excuse sur le Net |
 |
| |
Vendredi le 23 novembre, 2001 |
Le Pape Jean-Paul II a utilisé le Net hier pour demander pardon aux Aborigènes australiens et à tous les autochtones d'Océanie pour les violences du passé ainsi qu'aux victimes d'abus sexuels commis par des ecclésiastiques.
"L'Eglise exprime son profond regret et demande pardon pour toutes les fois où ses fils ou ses filles ont participé ou participent encore à ces injustices", écrit le souverain pontife dans un document de 133 pages reprenant les conclusions du synode de 1998 consacré à l'Océanie.
Le Pape qui est âgé de 81 ans a innové en appuyant symboliquement sur la touche envoi d'un laptop afin d'expédier simultanément par courrier électronique son Exhortation Apostolique à toutes les conférences épiscopales de la région.
Le texte Ecclesia in Oceania (l'Eglise en Océanie) dénonce les abus sexuels commis par des prêtres ou des religieux dans certaines parties de l'Océanie et qui "ont fait endurer aux victimes de grandes souffrances et des blessures spirituelles".
Quelque 30 000 enfants ont été séparés de leurs familles pour les forcer à s'assimiler à la culture des Blancs et on sait que les prêtres ont forcé systématiquement et pendant de longues années les religieuses arborigènes a avoir des relations sexuelels et plusieurs religieuses ont même été forcées de se faire avorter.
En évoquant les "torts odieux" causés aux Aborigènes et aux Autochtones d'Océanie, couvertes, voire approuvées par l'Eglise catholique depuis l'arrivée de ses premières missions en 1827, Jean Paul II demande pardon au nom des pères du synode à ces populations "pour la participation de membres de l'Eglise à ces méfaits, surtout lorsqu'il s'agissait d'enfants enlevés de force à leurs familles".
"L'Eglise en Océanie, précise le pape, cherche des procédures ouvertes et justes pour répondre aux plaintes en ce domaine, et elle s'est engagée sans équivoque à être compatissante et à fournir une aide effective aux victimes, à leurs familles, à la communauté entière et aux coupables eux-mêmes".
Des prêtres violent à gogo
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|