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| Des cercueils comme salaire |
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Mercredi le 23 décembre, 1998 |
Faute de liquidité, les enseignants de Krasnoïarsk, en Sibérie, ont eu récemment le droit de toucher leurs primes annuelles en draps de lit, tenues de camouflage ou encore en cercueils écrit l'Agence France-Presse.
Les arriérés de salaires des enseignants de cette grande ville de Sibérie occidentale remontent au mois de septembre. L'administration eur a roposé de toucher une partie de leurs salaires en farine ou en bouteilles de vin.
Quant aux primes annuelles destinés à acheter la littérature spécialisée, les enseignants devaient choisir de les recevoir en draps de lits, en tenues de camouflage, en pelles ou en cercueils.
Frappées par la crise de liquidités, certaines entreprises russes payent depuis des années leurs employés avec leur propre production.
A la sortie de Moscou, ces articles, exposés le long des routes, varient en fonction des industries locales: casseroles, oreillers, serviettes en éponge sur la route de Vladimir (nord-est), samovars près de Toula (sud) et vaisselle en cristal près de Gous-Khroustalny.
Une entreprise a même payé son personnel en tampons hygiéniques.
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