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Crise financière majeure aux USA |
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Jeudi le 24 avril, 2003 |
Crise financière majeure aux États-Unis alors que les gouverneurs des 50 États grattent les fonds de tiroirs pour couvrir des déficits énormes. Objectif: combler un déficit de 30 milliards cette année, et de 82 milliards l'année prochaine.
Parce que tous les États, sauf le Vermont, lit-on dans le Financial Times, doivent, par la loi, équilibrer leurs budgets, les gouverneurs vont couper brutalement dans les dépenses.
En Californie, on pourrait même manquer d'argent pour payer les employés dans quelques semaines.
Si certains États vont augmenter les taxes, dans une majorité d'autres, il n'en est pas question car les contribuables ne veulent rien entendre. Il ne reste alors qu'une seule chose à faire: couper dans les dépenses.
On coupe partout. Férocement. En Virginie, on ne donne que deux repas par jour aux prisonniers pendant les week-ends! Encore dans les prisons, on achète des pilules de type Extra fort et on les coupe en deux. Au Kentucky, on relâche les prisonniers plus tôt!
En Oklahoma, les professeurs balaient les planchers, conduisent les autobus scolaires et préparent les repas parce qu'on a congédié les employés de soutien. (Tiens... des idées pour Mario Dumont)!
En Oregon, les professeurs ont été obligés de renoncer à deux semaines de salaire, tout en travaillant; dans certains districts du Colorado, les écoles ne fonctionnent que quatre jours par semaine et, en Idaho, les parents vendent des gâteaux pour aider à payer les professeurs!
Les pauvres sont particulièrement touchés alors qu'on coupe dans les dépenses pour la santé.
En Californie, où il faut combler un déficit de 30 milliards, soit 30% du budget, l'Etat veut payer ses fournisseurs, dans quelques semaines, avec des promesses de payer. Pas d'argent: une simple reconnaissance de dettes.
Les États du Nevada, New York, Arizona, New Jersey et du Texas ont des déficits qui oscillent entre 15% et 20% du budget. Ce n'est plus en enlevant une ampoule sur trois dans les bâtiments publics, comme on le fait au Missouri, qu'on va éliminer le déficit. Il faut congédier massivement. Un vrai jeu de massacre.
La Maison Blanche refuse d'entendre les doléances des gouverneurs. "C'est votre problème. Arrangez-vous!
M.Bush estime que cette récession a débuté bien avant son mandat et qu'il faut tenir compte des coûts du terrorisme et de la guerre. En plus, dit-il, les gouvernements locaux ont été imprudents en dépensant beaucoup pendant les années 90, sans prévoir de coussin pour les années difficiles.
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