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| La Grèce n'arrive plus à stopper l'immigration clandestine |
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Mardi le 26 octobre, 2010 |
La Grèce a demandé à l'Union européenne de déployer des patrouilles de surveillance à la frontière gréco-turque, où un afflux sans précédent de migrants clandestins a été enregistré ces derniers mois.
Les Grecs ont raison. Ils n'arrivent pas à contenir les illégaux qui franchissent la frontière terrestre de la Grèce avec la Turquie, dans l'espoir de s'établir ensuite en Europe de l’Ouest.
Le gouvernement grec souhaite que l'UE déploie immédiatement ses équipes frontalières d'intervention rapide avec le soutien de l'Agence européenne de surveillance des frontières extérieures (Frontex), dont les patrouilles maritimes ont contribué à diminuer l'afflux de clandestins par la mer.
En 2008, 50% des migrants illégaux arrêtés sur le territoire de l'UE l'ont été en Grèce, mais au cours des huit premiers mois de l'année 2010, ils étaient 90%, selon l'ONU.
Selon Frontex, plus des trois quarts des 40.977 personnes interceptées aux frontières de l'UE au cours du premier semestre 2010 entraient en Grèce, principalement en provenance de Turquie.
Des règlements plus stricts ont incité de nombreux clandestins qui cherchaient à gagner l'Italie, l'Espagne ou Malte, à se reporter sur la Grèce.
Déjà, les peines encourues par les membres des organisations criminelles organisant l’immigration clandestine sont portées à un maximum de 25 ans de prison, mais ça ne change rien. C'est trop payant pour les criminels qui exploitent ceux et celles qui rêvent d'un jour meilleur.
Le nombre d’immigrés illégaux présents en Grèce est évalué à 250 000 (sur 11 millions d’habitants).
De plus, la Grèce est en pleine crise économique et elle n'a pas les moyens de faire vivre des milliers de réfugiés dans des camps. |
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