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| Non à Bush |
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Lundi le 26 avril, 2004 |

Environ 800 000 personnes, des femmes pour la plupart, manifestaient hier, à Washington, pour défendre leur droit à l'avortement.
L'avortement aux États-Unis a été légalisé en 1973 par une décision de la Cour suprême, mais le président Bush a signé au cours des derniers mois des textes considérés par les défenseurs de l'avortement comme des moyens de remettre en cause l'interruption volontaire de grossesse. Un de ces textes confère notamment une personnalité juridique au foetus.
Et si la décision de 1973 de la Cour suprême prévaut toujours, certains États américains ont imposé des restrictions, comme une période d'attente ou l'obligation pour les jeunes filles âgées de moins de 18 ans d'avertir leurs parents.
Plusieurs cliniques pratiquant l'avortementm et des médecins, ont été attaqués, et même assassinés, par des militants de l'extrême religieuse. La féministe Gloria Steinem a comparé le président Bush aux extrémistes islamistes et aux cardinaux conservateurs du Vatican.
Parmi les manifestantes, on retrouvait des stars comme Whoopi Goldberg, Kathleen Turner, Ashley Judd, Cybill Sheperd et Ted Turner, le fondateur de la chaîne CNN.
L'actrice Linda Carter a fustigé l'«arrogance» des Républicains et «l'intrusion du gouvernement» dans la vie des femmes. Kate Michelman, présidente de l'association NARAL Pro-Choice America, a pareillement souligné le «droit des femmes» à gouverner elles-mêmes leur existence.
La sénatrice Hillary Clinton a violemment attaqué l'administration Bush. «Cette administration est remplie de gens qui dénigrent les lois sur le harcèlement sexuel, qui affirment que les différences de salaires entre les hommes et les femmes n'existent pas et qui considèrent la loi en faveur de l'avortement comme la pire abomination constitutionnelle de notre histoire».
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