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| Non aux méga-banques! |
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Mercredi le 26 août, 1998 |
Suite aux résultats d'un sondage qui démontre une opposition croissante des PME aux propositions de fusions bancaires la FCEI entame une campagne pancanadienne contre les «méga-banques».
Un nouveau sondage mené par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) démontre non seulement que l'opposition des PME à la fusion des banques est très forte, mais surtout que celle-ci ne cesse de s'accroître depuis la dernière année.
La FCEI entame donc une campagne sans précédent contre ces fusions qui nuiraient considérablement au financement des PME.
Les résultats du sondage font ressortir que 69 % des propriétaires de PME québécoises s'opposent aux fusions des grandes banques canadiennes. Seulement 19 % se sont prononcés en faveur de ces fusions et 11 % sont indécis. À l'échelle canadienne, l'opposition est similaire avec 68 %, alors que 19 % des répondants supportent les fusions.
Plus de 1 880 propriétaires de PME au Québec et 11 000 au Canada ont répondu au sondage réalisé au cours des mois de juin et juillet derniers.
Ce sondage montre une opposition plus élevée que lors d'une première consultation effectuée en septembre 1997.
À cette époque, 64 % d'un nombre analogue de répondants québécois étaient contre une fusion des grandes banques canadiennes et 23 % se prononçaient en faveur.
En outre, le sondage dévoile que plus une entreprise est petite, plus elle sera vulnérable face à une méga-banque. «Ce qui est particulièrement significatif et inquiétant, c'est que ce sont les plus petites entreprises, soit les créatrices d'emplois les plus dynamiques, qui sont les plus préoccupées et les plus opposées aux fusions des banques : parmi les entreprises ayant quatre employés ou moins (78 % des entreprises canadiennes), 74 % s'opposent à la fusion des banques et seulement 15 % supportent ce projet», a déclaré Pierre Cléroux, vice-président de la FCEI.
Selon M. Cléroux, le message des PME est clair: «Elles disent non à une plus grande concentration du marché bancaire; moins d'institutions bancaires veut dire moins d'options de financement pour elles. Le financement des PME est déjà très concentré, puisque les six grandes banques détiennent 74 % du financement des PME au Canada.
Les deux fusions, si elles étaient acceptées, signifieraient que les deux nouvelles méga-banques détiendraient 59 % des prêts aux PME.
Cette concentration serait unique à travers le monde», dénonce le porte-parole de la FCEI.
«Dans nos réunions avec les chefs des plus grandes banques, a déclaré M. Cléroux, nous n'avons obtenu aucune assurance que les fusions proposées constitueraient un facteur positif pour les petites entreprises. Nos membres n'ont pas cessé de nous répéter qu'ils veulent davantage de concurrence dans les services bancaires. Or, ce que nous observons, c'est une diminution de la concurrence, particulièrement dans les plus petites communautés. Nous ne voyons aucune amélioration dans les problèmes de financement des PME, tels que les frais élevés de services bancaires, les demandes excessives de garantie, ou les difficultés à obtenir du financement.»
«Le ministre des Finances, Paul Martin, fait face à un défi capital pour l'avenir économique du Canada. Cette décision doit être prise dans le meilleur intérêt, non pas seulement des grandes banques canadiennes, mais des consommateurs, des PME et de l'ensemble de l'économie. Nous ne ménagerons aucun effort pour démontrer au gouvernement fédéral que la fusion des banques diminuera considérablement les options de financement des PME, ce qui nuira à l'économie», a conclu M. Cléroux.
Le sondage complet sur la question des fusions bancaires est présenté sur le site Web de la Fédération au www.fcei.ca |
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