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| La main à la poche |
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Samedi le 26 septembre, 1998 |
Selon une dépêche de l'Agence France-Presse, si Clinton Hallam espérait échapper à ses nombreux créanciers, c'est raté! Les feux de l'actualité, en se braquant sur ce Néo-Zélandais devenu célèbre pour être le premier greffé avec une main d'un donneur, ont permis à ses nombreuses victimes, dans son pays et en Australie, de retrouver la trace de ce "roi des escrocs".
Le patient, venu se faire greffer en France la main d'un mort, connaît maintenant les déboires de la notoriété: il fait l'objet d'un mandat d'arrêt et ses créanciers le pourchassent.
C'est en prison de Nouvelle Zélande, où il purgeait une peine pour émission de chèques sans provision, qu'il avait été amputé accidentellement en 1989.
Si l'exploit chirurgical a valu à Hallam d'être l'attention curieuse des médias, il l'a aussi rappelé au souvenir de la justice de son pays, où il fait notamment l'objet d'un mandat d'arrêt pour une affaire de banqueroute.
La justice lui demandera des comptes dès que son état de santé le permettra et l'une de ses victimes a espéré, non sans humour, "qu'il mettra sa nouvelle main à la poche et qu'il paiera ses créanciers".
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