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| USA - Des millions d'hispaniques vont manifester dans 70 villes |
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Jeudi le 29 avril, 2010 |
Suite à la signature, vendredi dernier, par la gouverneure républicaine de l'Arizona, Jan Brewer, d'une loi qui criminalise les clandestins dans cet Etat de l'ouest américain qui risque de lancer une chasse ouverte aux clandestins, et à tous les hispaniques en général, des millions d'Américains d'origine hispanique se mobilisent pour manifester, en fin de semaine, dans quelque 70 villes.
En se dotant d'une loi controversée sur l'immigration, l'Arizona a propulsé ce thème sur le devant de la scène nationale plus tôt que beaucoup ne l'auraient voulu. A environ six mois des élections de mi-mandat, le sujet s'annonce en effet sensible tant pour les républicains comme pour les démocrates.
Il est presque certain que les démocrates, majoritaires au Congrès, et les républicains auraient préféré éviter un tel débat si près des élections de novembre. Le dernier débat sur l'immigration, en 2007, avait mis au jour des divisions au sein des deux partis.
Les républicains, qui cherchent à gagner du terrain auprès d'un électorat hispanique en pleine expansion, craignent d'être taxés de xénophobie tandis que les démocrates redoutent d'être présentés comme laxistes en matière de sécurité nationale.
L'immigration apparaît déjà comme un thème majeur dans une série de primaires républicaines, où des candidats à des sièges de représentant, sénateur ou gouverneur doivent choisir entre une politique dure et une approche plus modérée.
Le texte adopté au Congrès local, contrôlé par les républicains, oblige la police à interroger les personnes sur leur statut d'immigré s'il y a une raison de soupçonner que ce sont des clandestins.
En outre, les journaliers en situation irrégulière pourront être arrêtés pour avoir sollicité du travail, et les forces de l'ordre faire l'objet de poursuites si elles n'appliquent pas la loi.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Phoenix ce week-end contre la mesure. Ses adversaires estiment qu'elle conduira à un ciblage racial rampant et transformera l'Arizona en Etat policier. De leur côté, les partisans de la loi, qui doit entrer en vigueur en juillet ou en août, affirment qu'elle est nécessaire pour protéger les habitants de la criminalité attribuée aux clandestins, qui seraient 460.000 en Arizona, et 12 millions dans l'ensemble du pays.
Le président Barack Obama a ordonné au ministère de la Justice de vérifier que cette loi, selon lui "peu judicieuse", ne menaçait pas de "miner des notions basiques d'équité". Et il a une nouvelle fois plaidé pour une loi nationale sur l'immigration, expliquant que cela permettrait d'éviter ce genre d'initiative locale.
Le vote de l'Arizona a en tout cas remis le thème de l'immigration au premier plan à Washington. Oubliez le débat sur l'environnement. |
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