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| Si les Québécois se disent dans 5 ans... |
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Samedi le 03 avril, 2010 |
Répondant aux questions des auditeurs, hier soir sur le réseau TVA, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a dit ne pas être surpris des réactions plutôt défavorables du public, mais affirme avoir pris les bonnes décisions. «Je l’ai fait pour mes enfants. Je ne veux pas qu’ils me disent dans 10 ans: on aurait aimé se payer les mêmes services, mais la carte de crédit est remplie.»
Il a dit que son plan de match, sur cinq ans, est clair, et qu'il entend dire NON à tous nouveaux programmes. "Ça va être ça la nouvelle réalité."
Selon lui, il n’était pas possible d'augmenter les impôts davantage plutôt que de hausser les tarifs. «Présentement, 19% des contribuables paient 60% des impôts», a-t-il répété.
Les nouveaux tarifs en santé ont suscité les plus vives réactions. Plusieurs ont critiqué le fonds santé, qui coûtera ultimement 200$ par année à chaque québécois, peu importe son salaire. «Après un certain revenu, tout le monde en profite [du système de santé], donc tout le monde doit payer», s’est défendu le ministre.
Il a également expliqué que le fonds permettrait une meilleure transparence: les Québécois pourront savoir d’où proviennent les milliards dépensés chaque année en santé, mais surtout, où va ce montant.
Quant à la franchise santé, qui imposerait un coût pour chaque visite chez un professionnel de la santé, il l’a justifiée en expliquant que «beaucoup de pays ont adopté des modèles. Nous, on va faire un modèle québécois.» Car malgré la contribution du fonds santé, avec le vieillissement de la population, le système hospitalier québécois manquera «un peu» d’argent dans 5 ans. Il a également nié que le plan pour une telle franchise soit déjà déterminé.
"Si les Québécois se disent dans 5 ans qu’on a réglé le déficit et la dette et qu’on a financé la santé et les transports, on va être contents." |
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