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Lundi le 05 juillet, 1999 |
La Loi spéciale n'ébranle pas la Fédération des infirmières du Québec qui recommande à ses membres de poursuivre la grève.
Voilà ce qui ressort de la journée de discussions à huis clos avec les 600 déléguées syndicales.
Ces déléguées consulteront aujourd'hui leurs membres à travers la province. On connaîtra le résultat de la consultation demain.
L'objectif des infirmières est simple: négocier pour vrai, ce que le gouvernement n'a pas fait depuis un an.
Les infirmières en grève défient la loi spéciale qui ordonnait leur retour au travail à 16 heures samedi. Elles en sont à leur onzième jour de débrayage.
La Fédération des infirmières s'expose aux sanctions prévues à la loi spéciale puisque les infirmières ne sont toujours pas rentrées au travail.
Pour chaque jour de grève, les remboursements pour les activités syndicales seront coupés durant 12 semaines.
Des pénalités salariales s'appliquent également aux dirigeantes syndicales.
De plus, les sanctions automatiques prévues à la loi 160 continuent de s'appliquer.
Faut dire qu'elles ne sont pas tellement impressionnées car elles pourraient très bien tout récupérer dans la négociation. Et si elles se radicalisent encore plus, le gouvernement se saurait pas tellement quoi faire.
Il peut les ruiner... et après???
Dans ce genre de jeu, bien souvent, c'est le premier qui lâche qui peut tout perdre.
Les autres sydicats de la fonction publique, flairant le vent, peuvent aussi appuyer massivement les infirmières sentant qu'elles ébranlent le gouvernement.
Déjà, les syndiqués d'Hydro-Québec, en grève depuis le 5 mai, veulent intensifier leurs moyens de pression et les ambulanciers se font menaçants.
En bout de ligne, le gouvernement et les travailleurs de la Santé devront trouver une solution globale. Ça presse.
Lire Urgence Nationale par Anne Roberge
Quand les douces se font fermes par Réal-Jean Couture.
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