A peine deux heures après avoir réussi à déjouer la meute de journalistes qui l'attendait à la sortie du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, Karla Homolka accordait une interview exclusive, et non rémunérée.
« Je ne veux pas être traquée. Je ne veux pas que le monde pense que je suis quelqu'un de dangereux qui va faire quelque chose à leurs enfants ».
On se souvient que Karla Homolka avait été condamnée pour son rôle dans le viol et le meurtre de deux adolescentes ontariennes, a fini de purger sa peine de 12 ans de prison.
Dans cette entrevue d'une durée d'environ 20 minutes, elle raconte comment elle doit gérer le poids des remords. « Souvent je pleure. Je n'arrive pas à me pardonner. Je pense à ce que j'ai fait, puis je pense que je ne mérite pas d'être heureuse à cause de ça », dit celle qui pense ne jamais pouvoir être libre.
« Je vais toujours être dans une prison intérieure à cause de ce que j'ai fait. J'aimerais aller en arrière et refaire les choses, mais je ne peux pas. »
La femme de 35 ans a préféré s'adresser au public en français plutôt qu'en anglais car elle compte s'établir au Québec et estime avoir été injustement traitée par les médias au Canada anglais au moment de son procès. Elle a appris à parler français au cours de sa détention à la prison de Joliette.