|
|
 |
 |
 |
|
 |
| Valéry Giscard d'Estaing contre les éoliennes |
 |
| |
Lundi le 06 octobre, 2008 |
 Mensonge organisé.
Valéry Giscard d'Estaing, l'ancien président de France se mobilise contre le développement "inconsidéré" et "irresponsable" de l'énergie éolienne.
Il a préfacé L'imposture, pourquoi l'éolien est un danger pour la France un ouvrage signé par l'ingénieur Jean-Louis Butré, publié aux éditions du Toucan.
M. Giscard d'Estaing est un procureur implacable. Dans son réquisitoire, qui est aussi un appel au combat, il fustige "un gaspillage inacceptable des fonds publics, un discours officiel trompeur et un "business" souvent douteux". Et l'ex-président conclut sur cette injonction : "Il s'agit de préserver les paysages de France, nos campagnes et, bientôt, notre littoral menacé lui aussi."
M. Butré ne s'attendait pas à un tel renfort quand il a écrit son brûlot contre l'éolien industriel. A 68 ans, cet ingénieur de formation ne décolère pas.
Les promoteurs de l'énergie éolienne, lit-on dans Le Monde, veulent construire un parc éolien de 25 000 mégawatts (MW) en 2020. A raison de 2 MW par appareil, ce sont 12 500 mâts surmontés de leurs trois pales qui hérisseront plaines, plateaux et collines de la douce France.
Et le voilà poussant les feux contre le "mensonge organisé" par les industriels avec la "complicité" des services de l'Etat et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.
La France dépensera 40 milliards d'euros, dont une partie au profit de groupes étrangers (Vestas, General Electric, Siemens...), dit M. Butré. Au "puissant lobby" de fabricants d'aérogénérateurs, d'aménageurs de parcs et d'exploitants (EDF EN, GDF Suez...) aux revenus confortables, M. Butré oppose l'agitation villageoise. Et un Comité d'orientation stratégique présidé par VGE et chargé de régler son compte à l'éolien qui, selon ce dernier, "ne résiste pas à l'analyse de quelques vérités et de quelques chiffres simples" : trop coûteux pour une production trop capricieuse.
Les solutions? le nucléaire, la biomasse, le solaire thermique, la géothermie, "pas toujours matures, mais porteurs d'avenir".
Notons que la France tire déjà la majeure partie de son énergie du nucléaire. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|