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(179) Ils sont membres de l'A.I.S.F.C.É.
 

Jeudi le 13 septembre, 2007


LES SURVIVANTS DE LA FOUDRE.

Un à un, les survivants de la foudre livrent leur témoignage. Steve a été opéré trente-huit fois. Marianne se cogne aux tables et aux portes. Mike n’a plus besoin de béquilles. Linda a la voix étranglée par les larmes : en vingt-quatre ans, la foudre l’a frappée quatre fois.

Les récits se succèdent à la Conférence mondiale de l’Associa- tion internationale des survivants de la foudre et de chocs électriques organisée à Pigeon Forge, dans le Tennessee.

On pense souvent que la foudre ne laisse derrière elle qu’un petit tas de cendres. Or il est rare de mourir foudroyé. Neuf personnes sur dix survivent, estime Mary Ann Cooper, professeur de médecine à l’université de Chicago, l’une des rares spécialistes de la question.

Mme Cooper fait partie de la direction du groupe de soutien qui organise chaque année la Lightning Strike and Electric Shock Survivors International World Conference.



L’association compte 1 400 membres venus du monde entier. Tous, même lorsqu’ils sont gravement blessés, sont confrontés à la même absence de reconnaissance, car on s’intéresse plus aux morts qu’aux survivants.

La centaine de participants rassemblés à Pigeon Forge racontent leurs douleurs inexpliquées, leurs crises de panique, leurs états confusionnels, et leur difficulté à convaincre leur entourage.

Comme la foudre laisse rarement de traces de brûlures visibles, les victimes n’ont généralement pas de signe physique qui puisse étayer leurs dires.

Cette con- férence est le seul endroit où je peux répondre en toute sincérité quand on me demande comment je vais”, confie Jim Segneri, membre de l’association. La rencontre comprend aussi des interventions de spécialistes, ainsi que l’élection du “Survivant de l’année”.

Il y a un an, cette distinction est allée à Linda Cooper, la femme qui a été frappée quatre fois par la foudre.

La première fois, c’était devant un bureau de poste. La deuxième fois, elle était chez elle, au téléphone. La troisième fois, elle faisait la vaisselle ; la foudre lui est remontée le long des bras. La quatrième fois, Linda était dans une voiture la fenêtre ouverte.

Quatre fois, c’est beaucoup, même en Floride, où la foudre frappe en moyenne 40 fois chaque année sur chaque kilomètre carré. Mais il y a des gens qui ont été foudroyés plus souvent. Le record – sept foudroiements – est détenu par un ranger de Virginie, Roy Sullivan, aujourd’hui décédé.

Même des années après les faits, des hommes robustes ne peuvent s’empêcher de trembler en racontant leur histoire.

L’un d’eux déclare que la foudre l’a dévasté ; son esprit est maintenant lent et souvent confus. Un autre ne perçoit plus le froid.

Une participante raconte comment la foudre l’a rendue irritable et hypersensible. Renee Tessler se souvient que le ciel a brusquement viré au vert. En retard pour son travail, elle a ouvert la fenêtre de sa voiture pour se faire sécher les cheveux quand la foudre l’a frappée “comme un marteau-piqueur dans les dents, raconte-t-elle. C’est la plus forte explosion que j’aie jamais entendue.” C’était il y a des années, mais aujourd’hui encore, Renee a des problèmes de concentration et marche avec une canne.

Les conséquences de la foudre, qui varient d’un individu à l’autre, sont totalement imprévisibles. Seul point commun de toutes les victimes : le temps d’un éclair, leur corps est exposé à une décharge électrique pouvant atteindre des dizaines de milliers d’ampères – de quoi alimenter des milliards d’ampoules durant cette fraction de seconde. Les séquelles dépendent du chemin que parcourt le courant dans le corps pour rejoindre le sol.

Des scientifiques australiens qui ont mené des expériences sur des moutons ont montré que, lorsque la foudre frappe à la tête, elle pénètre souvent dans le corps en passant par les orifices du crâne que sont les yeux, la bouche et le nez. Humides et pourvus de réseaux nerveux hautement conducteurs, ceux-ci constituent en effet d’excellents points d’entrée. La décharge électrique peut alors détruire n’importe quelles cellules du cerveau, sans exception. Elle provoque notamment des pertes de mémoire.

Le phénomène étant rare, très peu de médecins sont capables d’en identifier les symptômes. “Ils cherchent toujours des lésions à l’endroit où la foudre est entrée et à celui où elle est sortie”, regrette Marianne Adams, membre de l’association.

Or la plupart des séquelles sont très difficiles à détecter par les instruments médicaux. “Le système neurovégétatif est particulière- ment vulnérable”, explique le neurologue allemand Ingo Kleiter. “Il régule la pression sanguine et la sudation, mais aussi les battements cardiaques, la digestion et le rythme du sommeil”, et ses lésions entraînent des conséquences très diverses.

Plus de 1 milliard d’éclairs touchent la Terre chaque année. On dénombre 50 à 100 décès aux États-Unis, contre 3 à 7 en Al- lemagne. A Pigeon Forge, un nombre impressionnant de survi- vants déclarent avoir été foudroyés par un ciel clair et bleu. De fait, les décharges électriques peuvent parcourir jusqu’à 16 kilomètres. Il arrive souvent qu’aucun signe d’orage ne soit perceptible. Parfois, même, le soleil brille de tous ses feux. Source.



HISTOIRE DES DICTIONNAIRES (22e partie).

Vous allez retrouver la 21e partie dans mes chroniques # 168 du 17 août 2007.

Le Robert.



C’est dans l’esprit de Littré que s’inscrit le travail d’un autre grand nom de la lexicographie française moderne, Paul Robert, fonda- teur de la maison d’édition qui porte son nom. Aidé par une équi- pe de lexicographes d’excellence, et notamment Alain Rey et Jo- sette Rey-Debove, il publie entre 1953 et 1964 son Grand Dic- tionnaire alphabétique et analogique de la langue française, ou- vrage qui deviendra, dans sa réédition de 1985, le Grand Robert de la langue française.

Ce dictionnaire s’appuie sur un très important corpus et ne né- glige ni le vocabulaire cultivé, ni le langage contemporain, ni mê- me certains néologismes. L’œuvre de Robert se poursuit avec la publication d’un grand nombre de dictionnaires : Le Petit Robert, publié depuis 1967, dans le même esprit que le Grand Robert mais avec des informations condensées ; Le Petit Robert 2 (1974), consacré aux noms propres ; Le Petit Robert des en- fants (1994) et plus tard le Robert junior (1997). Source.



SÉCURITÉ INFORMATIQUE.

Agent.BRK est un programme malicieux de type che- val de Troie. Il se présente sous la forme d'un cour- rier électronique accompagné d'un fichier joint dont l'extension est .ZIP, en tentant de se faire passer pour un jeu Flash pornographique ou des photos dé- nudées avec Milla Jovovich, Lara Croft, Angelina Jolie ou Carrie Ann Moss. Le texte complet est ici.



DIVERS EN VRAC.

Journée Terry Fox.

- Bande-dessinée : les aventures d'un spermatozoïde et d'un ovule.

- Animation : L'enfer c'est les oeufs. (Ouvre le lecteur windows media).

- Un spectaculaire monument funéraire.

- Des sculptures magnifiques.

- Des photos d'instants figés dans le temps.

- Effet-miroir...

- Voici les grandes vedettes du web.

- Illusion d'optique. Colour from time & space. Fixez la figure qui tourne et cliquez plusieurs fois sur "faster".



L'amour fait des fous, le mariage des cocus, le pa- triotisme des imbéciles malfaisants.
Léautaud (Paul).

Même maman m'a mis ma main dans mon man- chon.


Merci d'être là et à la prochaine. Gilles.
Les chroniques de Gilles # 179.



Sources des photos et avatars :

- http://www.net-pratique.fr/ressources/avatars-4-Divers.html

- http://www.atelier-duotang.com/

- http://www.chrysis.com/site/index_th.asp

- http://f5ad.free.fr/


© Herodote.net
 
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