| J'ai connu Philippe Kerr avec sa célèbre Trilogie berlinoise (et ses suites), et j'ai beaucoup apprécié toutes ces oeuvres.
J'aime les romans de cet auteur, j'aime les bons thrillers et j'aime la philosophie.
Alors, lorsque j'ai tenu dans mes mains un thriller de Philippe Kerr, dont le titre est Une enquête philosophique, je savais avant même d'en débuter la lecture que ce livre serait un véritable régal.

Et j'ai été déçu! Très déçu!
«Nous sommes à Londres, en 2013. Un "serial killer" tue des femmes avec beaucoup de violence. L'inspecteure Jake Jacowicz est resonsable de l'enquête.
De plus, tous les hommes doivent subir un test pour déterminer le risque qu'ils deviennent des meurtriers en série. Ceux qui sont à risque sont répertoriés dans un fichier informatique et se voient offrir de l'aide et des traitements préventifs. Un meurtrier est un de ceux-là, il réussit à pénétrer le fichier et décide de tuer tous les hommes qui y sont répertoriés.
Jacowicz doit s'occuper de cette autre enquête.»
Nous l'accompagnons donc dans son travail (et dans sa vie personnelle); les deux sont difficiles. On l'apprécie, on la plaint, mais on a de la difficulté à s'attacher. Elle est trop difficile, trop froide, trop lointaine.
C'est un peu déstabilisant de lire un roman et ne pas s'attacher au héro.
Les chapitres où l'action se déroule sont entrecoupés d'autres où le deuxième meurtrier écrit son journal et philosophe. Même en étant reposé, même en lisant lentement, même en faisant des efforts, même en étant raisonnablement intelligent, même en relisant quelques pages plus d'une fois, je n'ai pas réussi à "embarquer" dans les divagations du tueur. J'ai carrément décroché. J'ai même lu les derniers chapitres concernés rapidement, sans me soucier de comprendre.
Tout ça pour arriver aux dernières pages et fermer le livre sur une fin baclée et décevante.
Pourtant, l'idée de base était excellente.
Une bonne idée mais mal rendue.
Sur Internet, le livre est régulièrement coté à 2/5.
Le 4e de couveture nous apprend que l'oeuvra a été écrite en 1992. Je ne crois pas que ce soit toujours une bonne idée de publier des anciens romans (déjà édités ou non) d'auteurs devenus populaires. J'ai en attente Le Scandale Modigliani de Ken Follet, publié en 1976; je suis passablement inquiet... |