RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine

Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
La Butte à Mathieu
 

Lundi le 31 octobre, 2011


Je suis en train de lire (et de regarder) le magnifique livre La Butte à Mathieu. D'une part parce que, ayant passé mon enfance et mon adolescence à Sainte-Agathe-des-Monts, j'y suis allé plusieurs fois. D'autre part parce que cette lecture constitue un voyage historique débutant dans le Québec des années 50.


L'oeuvre est d'une qualité telle que je lis chaque texte au moins deux fois et que je ne me lasse pas d'en regarder les photos et documents d'archive.


Si vous aimez l’histoire - notre histoire – celle d’il n’y a pas si longtemps, qui est contemporaine de l’arrivée de la télévision, et si vous aimez les anecdotes, simples et savoureuses, alors procurez-vous La Butte à Mathieu; vous ne serez pas déçus.


Avec l'aimable autorisation des Éditions VLB, en voici quelques extraits révélateurs, à en être amusants, de ce que c'était de vivre au Québec en ces années.





« C’est au premier local de la Butte, aménagé dans un ancien poulailler, que le poète de Lac-Saguay [Claude Gauthier] vint me rencontrer pour m’offrir son spectacle. Peu après, comme nous étions devenus bons amis, il prit la décision de venir habiter avec Christian Larsen, le maître de cérémonie des spectacles, et moi-même, dans ma maison, bâtie sur le site de la boîte à chanson.


C’est ainsi que j’eus le bonheur d’assister à la création de plusieurs de ses chansons. Durant cette période, Claude Gauthier fit régulièrement les beaux soirs de la Butte, flanqué du « grand six pieds », personnage célèbre de la chanson du même nom, vite devenu un incontournable affectionné de tous.


À l’été, Claude partit pour la Gaspésie. Mais chaque automne le ramenait à la Butte avec sa femme Suzanne, qui nous donnait un sérieux coup de main. Je le remercie pour tous ces bons moments que nous avons passés ensemble autour de quelques bonnes bouteilles de cidre. »


« Il fallait défricher. Quand j’ai commencé à la Butte, j’ai ouvert un compte à la caisse populaire de Val-David. Au bout de trois mois, le gérant m’a téléphoné pour m’annoncer qu’il ne pouvait pas me garder comme client parce que j’étais « commercial » et que les caisses ne prêtaient pas aux commerces ! Ça fait drôle de penser à ça maintenant, quand on voit combien les caisses sont devenues commerciales. On partait vraiment de loin au Québec, dans ces années-là. Plutôt que de nous encourager, on nous décourageait à foncer et à se prendre en main. »


« En avril 1960, après avoir été congédié cavalièrement par Paul Desmarais, ce qui n’est pas rien comme diraient les chroniqueurs d’aujourd’hui, je me suis rendu, comme il se doit, au bureau d’assurance-chômage, après convocation. On m’a alors présenté un document que je devais signer et qui stipulait que je devais me couper la barbe pour être engagé dans un nouvel emploi. Faut dire que c’était drôlement mal vu la barbe, dans ces années-là. J’ai donc signé le fameux papier, bien malgré moi. Si je voulais espérer trouver un emploi, c’était obligatoire. Imaginez-vous ! Tout ce que je peux dire, c’est que les choses ont passablement changé depuis. »



La Butte à Mathieu

Sylvain Rivière et Gilles Mathieu

VLB éditeur



© Herodote.net


 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Gilles Chartrand
 

20 900 recettes
Recette :
Vin :
 
 
 
 
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.