De fer et de sang - La construction du chemin de fer canadien
Samedi le 05 novembre, 2011
Les Éditions Scholastic est une entreprise québécoise qui, entre autres activités, édite des livres pour enfants.
Au Canada, est une collection de cette entreprise qui a comme objectif de « faire découvrir des périodes de l’histoire du Canada à travers les yeux de jeunes hommes qui les ont vécus ».
Le premier livre de la collection est : De fer et de sang – La construction du chemin de fer canadien.
Le second : Prisonnier à Dieppe – Deuxième guerre mondiale.
Le troisième (prévu au printemps 2012) : Une histoire sur le naufrage du Titanic.
Même si ces œuvres sont destinées aux jeunes lecteurs, je viens de terminer la lecture de De fer et de sang et j’ai beaucoup apprécié.
Voici l’information que l’on retrouve, sur le site Internet de la collection, concernant le livre :
Le père et le grand-père de Heen ont contracté des dettes de jeu qui ont complètement ruiné leur famille. Avec l'espoir de gagner beaucoup d'argent et de résoudre leurs problèmes financiers, Heen et son père quittent la Chine pour aller travailler à la construction du chemin de fer canadien. Dans son journal, Heen note les détails de son voyage jusqu'au Canada, une traversée longue et pénible. Une fois sur place, il est désillusionné : la nourriture est infecte et les conditions de travail sont inhumaines. Malgré son jeune âge, il doit travailler aussi fort que les autres hommes… et faire face aux mêmes dangers.
Quelque 17 000 travailleurs chinois sont venus en Colombie-Britannique au début des années 1880 afin de participer à la construction du chemin de fer canadien. Tous ne sont pas restés jusqu'à la fin du chantier, mais ils constituaient tout de même les trois quarts de la main-d'œuvre.
Paul Yee a écrit plus de 20 albums et romans, contemporains et historiques, au sujet des Canadiens d'origine chinoise. Historien de formation – il a obtenu une maîtrise en histoire de l'Université de la Colombie-Britannique – il a travaillé aux archives de Vancouver et aux Archives publiques de l'Ontario. Natif de la Saskatchewan, il a grandi à Vancouver et habite aujourd'hui à Toronto.
L’écriture est simple et fluide et rend, ainsi, la lecture agréable. Agréable mais, aussi, intéressante. Et très enrichissante.
Au début, il y a une courte note de la traductrice.
À la fin on retrouve :
- Un relevé de compte des revenus et dépenses de Heen pour son année passée au Canada;
- Un épilogue où on apprend ce qui est arrivé, par la suite, aux principaux personnages;
- Une note historique (aussi triste qu’étonnante) sur le rôle des travailleurs chinois qui ont participé à la construction du chemin de fer canadien;
- Six pages de photos accompagnées de brèves légendes;
- Un glossaire, des remerciements et quelques mots à propos de l’auteur.
En conclusion, je vous conseille fortement de vous procurer ce livre et, ainsi, de faire d’une pierre deux coups : lire un récit passionnant, avant de le donner en cadeau à un jeune lecteur (un magnifique cadeau car l’objet est très joli et de grande qualité).
Demeurez à l’écoute, dès que je termine Prisonnier à Dieppe, je viens vous en parler.