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Graphologie Jean-Paul Gagné
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Jeudi le 16 septembre, 2004
Amitiés à vous tous,
De temps en temps, j’aime entrecouper les leçons de graphologie, par le dialogue que j’entretiens avec mes correspondants. Dans cet envoi, je partage avec vous, une lettre où il est question de l’importance de l’écriture dans la connaissance de soi.
J’en profite pour saluer les nouveaux venus. Sachez que je vous accueille avec un grand plaisir.
Je lance aussi un beau clin d’œil à tous celles et ceux qui restent fidèles à mes bla-bla-bla. Si vous avez des amis qui sont intrigués par les secrets de l’écriture invitez-les amitiés à nous joindre sur cette liste.
Dans la prochaine chronique je complèterai la réflexion sur les hampes, les jambages et toutes les composantes de la lettre.
Salutations de Rimouski !
Jean-Paul Gagné
Qu’est-ce qui, selon vous, crée la force de la graphologie, dans la compréhension de l’intériorité de la personne humaine ?
Voilà une question qui à première vue ne me parait pas facile. Pour y répondre, je dois laisser courir les mots.
La graphologie, c’est l’étude d’un comportement, d’une habileté et d’une liberté. Le comportement d’un scripteur devant le papier outillé d’un crayon. Son habileté à maîtriser les mouvements manuels qui produisent les signes graphiques et la liberté de ce dégager de l’écriture enseignée.
Les signes graphiques sont des réceptacles et des miroirs ; ils condensent un apprentissage récent et un long passé d’expériences ; ils sont une mémoire réduite. Tous ces signes stratifiés appris pour mieux communiquer s’expriment dans un élan individuel. Chacun des dessins codés sur la feuille crie sa liberté en laissant la personne du scripteur personnaliser son élan graphique.
Il est difficile de conclure quoi que ce soit d’un signe graphique. On ne définit jamais une écriture à partir d’un coup d’œil. Il faut prendre le temps, d’aller dans plusieurs directions pour être capable d’en arriver à des hypothèses qui traceraient le portrait émotif du scripteur.
Un signe graphique seul n’a pas un sens profond. L’isolement d’un comportement unique ne définit pas un sens, comme si isolé, il perdait son halo projectif et sa magie.
La graphologie c’est l’étude de la parole muette de l’écriture. On écrit parce qu’on ne veut ni parler, ni se taire. L’aire de l’écriture se situe entre le silence et la parole ; entre la communication et la solitude. On écrit parce qu’on ne peut se parler : à cause de la distance, de la séparation ou pour fixer dans l’éternité ma parole qui dite s’envolerait dès qu’elle aurait été prononcée.
Pendant des siècles la lettre calligraphique fut le seul moyen de s’adresser aux absents, de diriger sa pensée là où il était impossible d’aller physiquement. Que ce soit dans la ville de l’autre ou d’aller voyager dans son propre cœur.
La graphologie marie le contenu du message et la dextérité du messager à partager. Nous écrivons pour habiter et habiller nos communications. Une lettre c’est un partage de quelque chose, un évènement ou une pensée, une émotion ou un sourire, la douceur de vivre ensemble ou son contraire.
Avez-vous remarqué que si l’on met de côté les échanges professionnels et administratifs, c’est presque toujours de l’émotivité que l’on retrouve dans les écrits.
De nos jours, le téléphone, l’Internet pourraient remplacer le dialogue écrit, mais le cadeau d’un mot dessiné à la main restera toujours une rose dans notre jardin amical. D’où l’importance d’en prendre connaissance dans son fond et dans sa forme.
Au plaisir.
Jean-Paul Gagné
jean-paul.gagne
Ce sera un plaisir de vous accueillir chaleureusement dans mon monde
virtuel. Allez venez cogner à ma porte!
http://sites.rapidus.net/jpgagne/
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