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Graphologie Jean-Paul Gagné
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Dimanche le 17 août, 2003
La marge supérieure.
Quelles impressions retenez-vous lorsque vous recevez une lettre où votre correspondante n’a pas laissé un tout petit espace en haut de la page ?
Je devine votre réponse.
Une lettre sans marge supérieure, c’est souvent une intrusion sans cogner à la porte de la sensibilité du lecteur. La marge supérieure nous renseigne sur la facilité et la façon dont le scripteur accepte d’aborder une personne.
Lorsque nous avons une marge supérieure respectable, nous pensons que le scripteur use de délicatesse en nous montrant une considération qu’il nous porte.
Une marge supérieure doit être nuancée. Elle doit laisser l’écriture réfléchir. Cette marge, c’est le toc-toc à la porte de la sensibilité du lecteur.
Un texte sans marge supérieure dénote une difficulté dans les contacts sociaux. Mais, trop de marge supérieure, ça donne l’impression d’une soumission.
Personnellement, je crois que l’absence totale de la marge supérieure peut-être une impolitesse. Pensez à ces gens qui se nourrissent d’ail et qui dans l’autobus, vous soufflent au visage…qui ne respectent aucune distance entre votre visage et le leur. On peut y voir, de l’indiscrétion et un manque de tact.
L’économie de l’espace ne doit pas devenir un signe d’éducation bâclée.
Mais, encore là, la marge supérieure reste qu’un signe parmi d’autres. La conclusion d’une analyse doit reposer sur une synthèse de plusieurs éléments.
Jean-Paul Gagné
Ce sera un plaisir de vous accueillir chaleureusement dans mon monde
virtuel. Allez venez cogner à ma porte!
http://sites.rapidus.net/jpgagne/
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