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| 298. Pour un succès au box office ou aux Oscars ? De la violence plutôt que du sexe ! |
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Mardi le 11 mai, 2010 |
Si l’on en croit une étude très sérieuse publiée dans le journal Psychology of Aesthetics, Creativity and the Arts, conduite sur 914 films réalisés entre 2001 et 2005, ni le sexe ni la nudité n’augmente l’audience d’un film.
Cela ne rend pas les critiques plus favorables et ne permet pas non plus de gagner plus de $$$.
En ce qui concerne les prix, la nudité des actrices favoriserait légèrement l’attribution des récompenses à la cérémonie des Golden Globes, mais n’aurait aucun impact sur les Oscars.
Les scènes de sexe dans un film coûtent généralement moins cher à la production que les autres types de scènes, mais, les producteurs n’en retirent, au final, aucun avantage au niveau des bénéfices.
De là à conclure que le sexe ne paie plus, il n’y a qu’un pas ….
Sexe, rondeurs, sous vêtements minimalistes et extases sur commande font partie du « has been » hollywoodien…
Et la violence ?
Les auteurs ont prouvé, qu’en revanche, les scènes violentes ont un effet positif sur les recettes d’un film, que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs.
Que faut-il en conclure ?
Emmanuelle, sulfureuse actrice des années 1973 qui a symbolisé le sexe au cinéma « grand public », ne peut qu’aller se rhabiller, rétrospectivement parlant, bien sûr!
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, désormais, au cinéma, la violence rapporte plus que le sexe.
Les actrices à forte poitrine et à l’orgasme ravageur vont devoir subir un stage de formation pour des rôles plus habillés où adrénaline et testostérone tiendront en haleine le spectateur lamentablement avachi sur son siège entre ses popcorns et sa maxi glace hypercalorique.
Tous unis pour des chorégraphies où des brutes épaisses se verront massacrées par un héro sans peur et sans reproche, tous avec le frêle petit chaperon rouge qui fera fuir le loup en trois pirouettes de Kung Fu.
Par contre attention aux films moins caricaturaux où l’horreur se voudra tellement réaliste que la peur et la violence nous habiteront bien après la vision du film.
Tant que cela restera des sources de fantasmes ne sortant pas du cadre cinématographique, il n’y aura pas de danger sinon un danger moral propre à chacun d’entre-nous.
Attention à ces images qui éveilleront des pulsions beaucoup plus inquiétantes et dangereuses chez un public fragile.
Certains spectateurs psychologiquement instables pourront prendre le contenu du scénario pour la réalité autorisée et chercheront à reproduire ce qu’ils auront visionné.
Fantasmes sexuels ou fantasmes de violence, rien ne peut règlementer les réalisateurs et les producteurs sinon les dollars attendus pour rentabiliser leur job.
Seules, la raison et l’auto censure psychologiquement réfléchies, pourraient être les solutions.
Mais devant « le succès à tout prix », que vaut la protection mentale et physique du spectateur moyen qui, au fond, n’aspire qu’à la paix et à la sécurité ?
Docteur Henri PULL
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Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens, version polonaise
Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.
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