Mais oui, mais oui, aux dernières nouvelles, de l'ADN néandertalien aurait été retrouvé dans le génome d'hommes modernes issus des continents européens et asiatiques.
Jusqu'à présent, il était communément admis qu'il n'y avait pas de possibilité d'inter fécondité entre l'homme de Neandertal et l'Homo sapiens.
Elle était perçue comme une évidence comme par exemple, l'absence d'interfécondité entre deux familles de primates, les chimpanzés et les gorilles.
Et voici que le doute s'installe, il semble que cette conclusion doive être révisée. Une équipe internationale coordonnée par Svante Pääbo, de l'Institut Max Planck de Leipzig, et Richard Green, de l'Université de Californie à Santa Cruz, suggère en effet que les premiers hommes modernes se sont croisés avec des Néandertaliens au Moyen-Orient, lors de leur migration depuis l'Afrique.
Pour les chercheurs, l'explication la plus évidente de leurs résultats est qu'une partie du génome néandertalien a été transmise au génome d'Homo sapiens hors d'Afrique, donc après que l'homme moderne soit sorti du continent. En moyenne, moins de quatre pour cent du génome des Européens et Asiatiques actuels proviendraient de Néandertaliens, ce qui suggère que les croisements ont été limités. Par ailleurs, comme la ressemblance avec le génome néandertalien se retrouve pour des hommes eurasiatiques, l'hybridation des génomes a dû se produire avant que l'homme moderne se disperse en Europe et en Asie, donc probablement au Moyen-Orient.
« Cela n'est finalement pas très surprenant, remarque Silvana Condemi, paléoanthropologue à l'Université de la Méditerranée, à Marseille, car lorsqu'a eu lieu l'expansion des Néandertaliens vers le Moyen-Orient à partir d'Europe, leur berceau, ceux-ci ont rencontré des groupes d'Homo sapiens qui vivaient dans cette région, dont les plus connus sont les fossiles de Qafzeh et Skhul, en Israël. »
Les chercheurs ont également trouvé la trace de variations génétiques, chez l'homme moderne comparé à l'homme de Neandertal. Ces gènes se sont différenciés chez l'homme moderne depuis sa divergence avec l'homme de Neandertal, entre 435 000 ans et 272 000 ans. Plusieurs gènes sont connus pour être associés au développement cognitif, au métabolisme énergétique, à la structure du crâne et de la cage thoracique, à l'apparence de la peau et à la cicatrisation.
Dorénavant, le matin, lorsque je me raserai, devant ma glace, j'observerai avec une plus grande attention le relief de mes arcades sourcilières, ma pilosité, mon corps d'athlète et je pousserai le fameux cri de Tarzan pour retrouver en moi ce très lointain ancêtre et cousin qui nous a quitté en nous abandonnant une partie de son patrimoine génétique favorisant, dans certains cas, notre survie.
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Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.