337. Le régime préhistorique : le régime pour l’été qui a fait ses preuves !
Jeudi le 14 juillet, 2011
L’obésité touche notre société de consommation, le diabète progresse, les maladies cardio-vasculaires et des cancers emplissent nos hôpitaux.
Bref, la nourriture est devenue un prédateur sérieux pour l'Homo sapiens.
Des facteurs génétiques et environnementaux, dont l’alimentation tient une large place, sont responsables de ces terribles fléaux.
L’hypothèse qu’un retour au régime alimentaire préhistorique pourrait nous rendre non seulement la ligne, mais aussi la santé, est de plus en plus discutée dans de très sérieuses universités américaines.
Si nos gènes ont peu changé depuis le paléolithique, notre alimentation a été bouleversée par l’avènement de l’agriculture et surtout par la révolution industrielle.
Les conclusions des scientifiques sont unanimes : « Nous ne sommes plus adaptés génétiquement au mode alimentaire actuel.
L’alimentation paléolithique ou préagricole peut être considérée comme un modèle pour la nutrition moderne.»
Que mangeaient nos ancêtres ?
Les produits de la cueillette, (fruits, légumes, plantes sauvages, baies, noix, rhizomes) fournissaient jusqu’à 70% de la base de subsistance.
Les végétaux étaient consommés peu après leur cueillette, sans transformation.
Les plantes d’alors étaient plus riches en protéines que les céréales modernes et surtout plus généreuses en vitamines, minéraux et composés phytochimiques.
A côté des produits de la cueillette, la viande occupait une place importante.
La chasse, mais aussi la consommation de charognes fournissaient des muscles et surtout des abats, très recherchés pour leur haute densité nutritionnelle.
Ainsi, les hommes du paléolithique se procuraient 30% de leurs calories sous la forme de protéines, soit deux fois les apports actuellement conseillés pour la population occidentale.
Mais attention, la viande du Paléolithique n’était pas celle de votre boucher.
Les animaux sauvages qui se nourrissaient de plantes sauvages donnaient une viande plus maigre que la viande d'élevage que nous consommons.
Les hommes préhistoriques ne consommant aucun laitage, l’on a calculé qu’ils recevaient deux à trois fois moins de graisses saturées que l’homme moderne.
A quoi ressemblait ce lointain ancêtre ?
« Il est grand, 1,70 m à 1,80 m, il semble en bonne santé, pour autant que les os parvenus jusqu’à nous puissent en témoigner. Pas de caries. Pas de signe de goutte, en dépit du régime très carné. Peu ou pas de trace de pathologies infectieuses, rien qui évoque l’ostéoporose ou les carences nutritionnelles. »
Il faut souligner que la rudesse de leur vie ne leur permettait pas d'atteindre la trentaine.
Après la Préhistoire, apparaissent les formidables progrès agricoles qui aujourd'hui nous tuent lentement mais sûrement.
C’est à l’agriculture et à l’élevage que l’humanité doit sa formidable expansion.
Mais avec la farine céréalière apparaissent les premières caries et les carences provoquées par le raffinage.
Comme l’alimentation carnée et la part des protéines reculent, la nouvelle époque est marquée par une nette diminution de la taille moyenne.
De nouveaux aliments vont achever de balayer le régime préhistorique : le sel, le sucre et surtout les laitages.
La plupart d’entre nous restent d’ailleurs incapables de digérer le lactose du lait, parce que nous ne synthétisons presque plus de lactase, l’enzyme nécessaire à sa transformation, après l’enfance.
D’où les manifestations digestives désagréables, ballonnements, diarrhées, flatulence chez la majorité des adultes qui boivent du lait.
Alors, docteur Pierre à Feu : le régime préhistorique est-il un facteur de santé ?
Pour d’éminents scientifiques, le régime paléolithique mérite un retour sur nos tables.
« Les apports en graisses y sont faibles, ce qui est compatible avec la prévention des maladies coronariennes et de l’obésité. Les fruits, les légumes et les noix apportent des fibres qui contribuent aussi à l’équilibre lipidique. Les farineux sont limités, ce qui est une bonne chose car leurs glucides complexes ont des index glycémiques (c’est-à-dire la capacité d’un aliment à élever le sucre sanguin) trop élevés. »
Les IG les plus élevés se retrouvent dans les aliments comme le pain blanc, les pâtisseries, les céréales du petit déjeuner, les sucreries ou les pommes de terre.
Le régime de type préhistorique améliore la pression artérielle, la tolérance au glucose, la sensibilité à l’insuline, les déséquilibres des graisses et diminue la sécrétion d’insuline chez des personnes en bonne santé.
Mettons-nous à table avec la famille Pierre à Feu !
Leur alimentation est celle que nos ancêtres du Paléolithique suivaient : fruits et légumes frais, oléagineux, tubercules et rhizomes, viandes maigres, poissons, fruits de mer et œufs.
C’est un régime sans produits céréaliers, sans produits laitiers, sans légumineuses, sans sucre ni sel.
Selon les études effectuées, par rapport au régime habituel, le régime paléolithique a entraîné :
- une réduction significative de la pression artérielle ;
- une réduction significative de l’insuline plasmatique ;
- une réduction significative du cholestérol.
Et encore, je ne compte pas les calories dépensées à courir après l'antilope, à effectuer des cueillettes au lieu de regarder le poste de télévision, à se bagarrer avec les autres carnassiers pour pouvoir ramener à la grotte de quoi nourrir le clan affamé et les courses folles pour échapper aux griffes des prédateurs.
Vous voici averti(e)s, pour être en forme cet été, abandonnez les régimes d'avant-garde.
Retournons à la grotte pour dire adieu à l'obésité et à la cellulite !
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Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.