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Quoi de neuf docteur ? Par le docteur Henri Pull psychiatre
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Jeudi le 15 avril, 2004
Des travaux de recherche expérimentale ont étudié et démontré l’impact du stress maternel sur l’enfant à naître, durant la vie intra-utérine.
Le fœtus, alors en voie de construction, se montre naturellement malléable et sensible à l’environnement qui l’accueille et le nourrit.
L’expérimentation animale, à rapprocher du modèle humain, a démontré que des rats issus de mères stressées durant la gestation se révélaient plus anxieux, avaient un sommeil perturbé, présentaient des troubles du comportement en se montrant hyperactifs.
Par ailleurs ils se montraient moins performants sur le plan de la mémoire, de l’attention et de la concentration.
Sans vouloir superposer le sort de l’être humain à celui du rat, l’étude a conclu que le stress maternel exercerait un impact important sur le développement des cellules nerveuses de l’hippocampe (qui est une zone cérébrale impliquée dans le stress) et induirait une altération des fonctions intellectuelles.
Comme chez le jeune rat, la carence en soins maternels et l’impact neurologique de la souffrance fœtale seraient réversibles dans un cadre affectivement équilibré et psychologiquement sécurisant.
Il faut dans ce cas que l’environnement familial se modifie considérablement et que psychologiquement, la maman effectue un travail psychothérapique suffisamment réparateur pour éteindre en elle tout stress excessif et inopportun.
Ce fait, malheureusement, ne se rencontrera que rarement dans la vie courante.
Dans le cas de mères adoptantes, psychologiquement stables, les effets du stress prénatal seraient réduits du fait de « l’augmentation » de leurs conduites maternantes ayant un effet réparateur sur l’enfant.
Par contre, après la naissance, un environnement négatif, un allaitement et des comportements maternels insatisfaisants entretiendraient sinon majoreraient les altérations survenues avant la naissance.
Un bébé issu d’une grossesse stressée se montrera précocement stressé sans raison précise.
Il aura tendance à se présenter par la suite comme un enfant craintif, dans un éternel qui-vive portant dans sa façon d’être les stigmates des peurs extrêmes de sa mère.
Le savoir et le comprendre : deux bonnes armes préventives pour un mieux être chez le futur petit homme !
Docteur Henri PULL
Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens
Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.
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