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Quoi de neuf docteur ? Par le docteur Henri Pull psychiatre
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Jeudi le 02 octobre, 2003
Chronique 16
CONDUITE D'ÉCHEC CHEZ L'ENFANT
L’enfant présentant une conduite d’échec.
(Dernière partie de l’enfant en difficulté scolaire.)
Les problématiques psychologiques d’un enfant présentant une conduite d’échec scolaire sont multiples, aussi, nous allons les citer les unes après les autres en donnant simplement des précisions pour chacune d’entre-elles.
Elles demanderaient toutes un approfondissement que je ne peux faire ici.
L’enfant angoissé, phobique face à un devenir de « grand » perçu comme non sécurisant, inaccessible, loin du cocon parental, ne verra que du négatif face au projet d’autonomisation induit par le fait d’aller à l’école.
Il résoudra son malaise en régressant, en se montrant incapable d’aller de l’avant, en refusant « la soupe éducative » indigeste et en préférant un retour vers le « sein maternel » tellement plus réconfortant.
L’enfant présentant une phobie de l’échec préfèrera symboliquement « monter le moins haut possible » sur les barreaux de l’échelle de la vie, pour se faire le moins mal possible lors de sa chute qu’il estimera certaine dès le premier barreau franchi.
L’enfant, immature affectivement, revendiquera une attention particulière de la part de ses parents ou de ses enseignants. Son échec deviendra le moyen d’avoir ce statut privilégié.
L’enfant, en compétition « affective » avec des frères et sœurs plus jeunes, non scolarisés, perçus comme des bénéficiaires alors que lui, l’écolier, se vivra comme débiteur, voudra les rejoindre pour retrouver l’amour de maman et le cadre sécurisant de la maison.
Pour obtenir ce résultat il se montrera hermétique à l’enseignement qui ne fera que l’éloigner des siens.
L’enfant en dépression sera passif, inattentif, incapable de se motiver pour une quelconque scolarité. Il pourra être décrit comme rêveur, solitaire, ou paradoxalement colérique et perturbateur. L’échec sera au bout du chemin, échec scolaire sans doute mais aussi échec de vie.
L’enfant troublé par un climat familial insécurisant, qu’il s’agisse de violences conjugales, de séparation parentale, de maltraitance physique ou psychologique vivra en situation de stress permanent.
Toute acquisition scolaire sera difficile étant entendu que la majeure partie de son attention se focalisera sur ses peurs.
L’enfant dysharmonique dans sa construction psychologique aura des capacités d’acquisition tout autant dysharmoniques.
L’enfant psychotique pourra avoir des résultats scolaires discordants, brillant dans une matière, et, inexplicablement pour l’entourage sera en échec dans d’autres. Sa personnalité « hors-norme » demandera une scolarisation sur mesure.
Pour chacun des enfants cités il sera nécessaire d’avoir un bilan psychologique sérieux afin d’arrêter le bon diagnostic. Seul un professionnel expérimenté saura trouver la bonne clé pour soulager l’enfant.
Pour plus de précisions concernant l’échec scolaire qui serait trop long à détailler ici, je vous renvoie à mon livre « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes.
Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
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Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.
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