Le mois de juillet sommeille sous le soleil, le mois d'août ne tardera pas à faire de même.
Les mois d’été désertifient les bureaux ; rares sont les villes où la foule se presse pour aller au travail.
Les vacanciers de l'été ont abandonné leur costume trois pièces, leur uniforme professionnel, pour la tenue plus décontractée du plagiste, du randonneur ou encore du voyageur.
Ce mot « vacance » n'a pourtant pas un grand âge et est inconnu dans bien des pays à l'économie moins prospère que les nôtres.
La notion de « vacances » s'est construite autour de l'amélioration du niveau de vie des pays industrialisés.
Les 30 glorieuses, c'est-à-dire les années qui ont suivi l'après-guerre, la période du plein emploi et de l'expansion industrielle, ont permis que se mettent en place des périodes de congés payés durant lesquelles les salariés abandonnaient l'usine pour la mer, la montagne, la campagne ou les séjours en famille.
L’on comprendra qu'être en vacances soit devenu, dans le langage courant, être libre, inoccupé, oisif, ou encore avoir du temps libre.
Finalement, est-on aussi inoccupé que cela pendant les vacances ?
Fréquemment, les vacances sont mises à profit pour faire ce que l'on ne peut pas faire durant l'année: il s'agit pour beaucoup de périodes très agitées où l'on voyagera, où l’on bricolera, où l'on fera du sport, où l'on se jettera dans une activité autre que celle que l'on aura fait habituellement, avec une frénésie quelquefois excessive.
Quant au temps libre ?
Beaucoup vous diront que durant les vacances ils ont encore moins de temps que durant le reste de l'année.
Le planning est souvent trop chargé, à la mesure de l'attente que l’on aura eue de cette période considérée par beaucoup comme le moment essentiel de leur existence.
Le risque de tout cela ?
Revenir de vacances encore plus fatigué qu'au départ !
Pour passer de bonnes vacances, il y a des recettes simples :
Ne pas reproduire les situations de stress insupportables que l'on vit habituellement.
Savoir s'organiser pour ne pas transformer un moment de détente en contrainte, faire ce qui plaît vraiment et non pas faire comme tout le monde.
Savoir se donner le temps de réfléchir, de penser, avoir enfin le temps de ne rien faire.
Établir une véritable coupure d'avec le quotidien : se débrancher de l'actualité, abandonner le téléphone portable, ne plus regarder sa montre en permanence, vivre l'instant en refusant d'être en permanence dans l'appréhension de demain et le regret d'hier.
Et si, durant nos vacances, que nous restions chez nous où non, nous apprenions à être plus philosophes que consommateurs boulimiques de plaisirs souvent plus conventionnels que vraiment choisis ?
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens, version polonaise
Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.