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| 282. C’est Noël et je suis seul(e) ! |
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Vendredi le 25 décembre, 2009 |
Alors qu’à la télé, les films déversent des scènes de réunions de familles où les bons grands-parents embrassent de charmants petits enfants, eux-mêmes accompagnés par des couples de parents prêts à faire tous les compromis possibles pour que la chaleur de l’amour réchauffe le cœur d’une famille réunie autour d’un sapin magnifiquement décoré, et ceci dans une maison où les guirlandes se disputent pour être plus brillantes et clignotantes les unes que les autres, la solitude est souvent associée au mot « fête ». Est-ce un choix ou un drame isolé ?
« Je n’aime pas ces périodes de fêtes, vivement qu’elles soient passées ! » dira celui-ci ou celle-là
Cette distance par rapport à la fête imposée par le calendrier, cette difficulté à accepter l’idée même de réjouissance parce que l’on se retrouve seul, parce que l’on aura souffert, parce que se réjouir comme cela - sur commande - ce n’est pas son truc, comment l’admettre alors que de façon unanime tout est orchestré pour « la vision idyllique du bonheur dans tous les foyers»?
Comment se sentir plus heureux, moins seul et caser ses idées noires dans le placard à l’occasion des festivités ?
La solitude subie passe par le sentiment amer d’être un laissé pour compte, par un sentiment de non-existence, par un sentiment d’être transparent aux yeux des passants qui souvent se surprendront à avoir le même type de pensées.
« Quand un vicomte rencontre un autre vicomte, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de vicomtes. »
Mais un solitaire peut-il rencontrer un autre solitaire ?
Si oui, il ne serait plus solitaire et aurait franchi un premier pas vers l’Autre.
L’existence de liens amicaux ou amoureux, la gestion de relations tantôt harmonieuses, tantôt conflictuelles permettent à l’individu d’exister du fait de l’écho qu’il éveille chez l’autre.
En communiquant, l’humain soulage ses angoisses, partage ses peines et ses joies, désamorce les conflits, et dans bien des cas se protège du naufrage de la dépression.
L’isolement dissous le sentiment d’existence : l’on est là pour personne ! Pour partager, il faut bien être au moins deux !
Et si ce « deux » est la télévision avec ses programmes spéciaux pour les festivités, c’est certes un pis-aller.
Mais l’écran éteint, quand le silence envahit la maison et que l’illusion de groupe animé et festif se dissous, le sentiment d’isolement refait surface.
Notre mode de vie nous conduit vers un repli sur soi qui se généralise.
Un tiers de la population des pays industrialisés se vivrait comme socialement isolé en dehors des périodes de travail !
Aujourd’hui pourquoi ne pas sonner chez son voisin pour échanger quelques mots ?
Pourquoi ne pas ouvrir sa table à quelques amis ou connaissances?
Pourquoi ne pas mettre le nez dehors ?
Grattez donc un peu et vous croiserez ainsi beaucoup de gens seuls qui, comme vous, aspirent à parler, partager, rire et plaisanter.
La présence bienveillante de l’animal de compagnie agit comme un pansement sur cette difficulté à recevoir de l’amour et à exprimer de l’amour.
Combien de solitudes nos amies les bêtes comblent-elles ?
Sans doute encore plus que l’on ne pense !
Pourtant en promenant notre bon gros Toutou, pourquoi ne pas lier connaissance avec d’autres promeneurs d’animaux ?
Tous les moyens sont bons pour communiquer et plus si affinités... !
Ouvrons les yeux, essuyons nos lunettes de grisaille pour tenter de trouver l’étincelle de bonheur.
Elle allumera en nous espoir et réconfort en éloignant ce spectre de non-existence qui étreint aujourd’hui trop de monde en ces périodes de fêtes.
« J’ai fait un rêve …» disait M.L King ; nous pourrions le faire nous aussi :
En ces périodes de vœux rêvons tous à un monde moins seul, plus charitable, bref, plus humain et moins matérialiste.
C’est le cadeau que j’ai commandé pour ce Noël et je serais heureux de le partager avec vous tous.
Docteur Henri PULL
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Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens, version polonaise
Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.
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