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| Un paquet de polonium light, un ! |
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Mardi le 02 septembre, 2008 |
Encore une bonne nouvelle tombée du Grand sac des scoops du petit monde de la recherche et de l'information.
Nous savions, qu'après « le parapluie bulgare » à la pointe empoisonnée des années 80, les services secrets des pays de l'Est savaient utiliser des substances hautement toxiques pour se débarrasser des traitres.
Le polonium 210 a eu son heure de gloire avec l'affaire Litvinenko.
L'ancien agent secret russe décédait en novembre 2006 après l'ingestion d’une substance «hautement radioactive», ce fameux polonium 210.
Voilà-t-y pas que « l'American journal of public health » nous annonce la présence de ce composé dans le tabac de nos cigarettes et pourtant … bien peu de fumeurs sont des James Bond.
Je vous rassure, il reste encore 3999 composés – et autant de scoops - dans la fumée inhalée par le tabagique et ses proches.
Une question me taraude : mais d’où sort ce Polonium ?
Est-ce un produit de dégradation naturel de la feuille de tabac après combustion?
Un terrible complot ?
Un moyen sournois pour recycler nos encombrants déchets nucléaires?
Mystère !
Le rideau de fumée est épais, mais comme il n’y a pas de fumée sans feu...
L'on va nous faire croire qu'il a fallu 40 ans pour qu'une telle découverte soit faite !
Philip Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac se sont bien gardées de dénoncer la radioactivité de leurs produits, nous pouvons le comprendre, ce n’était pas leur intérêt.
Mais que faisaient donc les scientifiques et les sociétés de consommateurs pendant tout ce temps ?
Fumaient-ils la moquette ?
Dépensaient-ils l'argent public en de solennels congrès qui accouchent, année après année, d'une souris « verte … qui courait dans l’herbe » sans doute ?
Quand j'apprends une telle nouvelle, je réalise combien de silences entourent les « consommateurs-moutons » que nous sommes.
En Europe, nous avons appris, lors de la catastrophe de Tchernobyl, que les nuages radioactifs avaient respecté les frontières et n'avait pas survolé certains pays, sur l’injonction des douaniers nationaux sans doute.
Et pourtant, des zones cultivées radioactives ont existé et existent sans doute encore bel et bien… mais chuttttt.
Nous apprenons que les fuites de certaines centrales nucléaires restent anecdotiques et surtout ne présentent aucun danger pour les riverains même si, à terme, leucémies et autres cancers sont retrouvés en croissance suspecte chez eux.
Plus simplement, dans les rayonnages alimentaires où se bousculent fruits et légumes, conserves, boissons et victuailles, l'on évitera de rechercher les pesticides et … le polonium 210.
L’étiquetage vérité ne peut exister, terrorisés, nous ne consommerions plus rien !
Pour éviter le cancer il faut manger, disent certains illuminés, cinq fruits et légumes différents dans la journée, sans tenir compte d'une présence probable de résidus de traitements agricoles ou de résidus de pollution atmosphérique inévitablement présents et le plus souvent toxiques.
N’oublions pas les traitements qu’a subi la vigne dans les produits issus du raisin dont le vin, les anomalies que l'on pourra observer dans le lait (je rappelle que comme chez l’humain, la vache élimine dans le lait la plupart des produits toxiques qu'elle aura ingérés en broutant tout simplement), la liste n'est pas limitative, regardez dans vos placards ou dans votre frigidaire, tout est concerné.
Aujourd'hui le polonium 210 est montré du doigt, il serait à l'origine de 1 % des cancers du poumon aux États-Unis : 12 000 morts par an (et autant de procès) lui seraient attribués.
Hier, le gaucho, insecticide machiavélique et hautement toxique pour les abeilles, demain les produits transgéniques instables, demain encore apprendra-t-on que tout est poison pour un bénéfice commun difficile à appréhender.
Mais bien avant l’ère industrielle, bien avant la chimie, depuis que l’homme a domestiqué le feu, la pollution est apparue avec ses inévitables dégâts collatéraux qui furent fatals aux moins bien adaptés.
L’homo sapiens s’est adapté, il a poursuivi son chemin pour être toujours là aujourd’hui.
Polonium ou pas, pesticides ou pas, gaz à effet de serre ou pas, radioactivité ou pas, j’arrive quand même à dormir et vous ?
Ah, oui ! J’arrive aussi à apprécier un barbecue entre amis malgré le terrible risque pris : la cuisson au feu de bois, non seulement produit du gaz carbonique, mais est cancérigène, je vous le rappelle.
- Faut dire que je ne regarde plus la tv
« catastrophe » depuis longtemps !
Docteur Henri PULL
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Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens
STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens, version polonaise
Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.
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