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334. Le sucré sans risque pondéral : est-ce enfin la solution à ma gourmandise incontrôlable ?
 

Lundi le 04 juillet, 2011


On se souvient de Canada Dry.


Sur le même style, nous avons, Stévia, le goût du sucre, mais ce n'est pas du sucre...la chasse aux kilos, toujours mal placés, est ouverte.


Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions des feuilles de stévia pour les adoucir.


Depuis, en Amérique latine, on les utilise depuis des siècles en cuisine et la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.


Il a quand même fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser aux stéviosides, qui possèdent un pouvoir sucrant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre, sans aucune calorie.


Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels.


Les autorités nippones craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine, aussi ont-elles autorisé l’usage du stévia qui s'est rapidement répandu en Asie.


Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires sur presque tous les continents.


La Food and Drug Administration des États-Unis a autorisé, en 1995, la vente du stévia à titre de supplément alimentaire.


La situation réglementaire était la même au Canada et aux États-Unis, du moins jusqu’en 2008.


En Europe, le stévia, sous toutes ses formes, est considéré depuis peu comme un nouvel aliment et a fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché.


Cependant, risque oblige, de nombreux organismes de surveillance sanitaire optent pour une attitude prudente et déconseillent la consommation de ces produits aux groupes suivants : enfants, femmes enceintes, femmes allaitantes et personnes hypotendues.


- Il ne faudrait pas des effets secondaires possibles soient pires que le mal.


Les pays consommateurs de stévia ont-ils moins d’obèses?


Ce n’est pas vraiment convainquant.


Le génie humain aura toujours tendance à raisonner sur des bases superficielles et commerciales.


- Pour maigrir, en premier lieu, il faut manger moins et pour grossir, c’est l’inverse. Le monde animal, sauvage, qui lui n’a pas fait d’études, qui n’a aucun intérêt économique à la surconsommation alimentaire et qui est éloigné des névroses humaines, pratique cela depuis toujours.


L’animal domestique, qu’il soit chat, chien où rongeur, a souvent les mêmes troubles que le maître. L’obésité animale représente une modélisation des troubles des conduites alimentaires humaines : à son image, le maître cassera la notion de faim et de satiété chez son animal de compagnie.


Pour bien comprendre les troubles des conduites alimentaires qu’il s’agisse du grignotage, de la boulimie, de l’anorexie, de la gloutonnerie ou de la difficulté à restreindre les quantités ingurgitées, il faudra plonger dans les tout premiers temps de notre histoire. La pathologie alimentaire à venir se construit dans les deux premières années de la vie.
En effet, en grande partie, nos conduites alimentaires sont programmées par les premières expériences faites avec la nourriture alors que « maman et papa » assuraient auprès de nous leur rôle nourricier.


Tournons-nous vers le bébé que nous étions, analysons les éducations alimentaires prodiguées et ensemble tentons de découvrir ce que nos problèmes de poids illustrent.


Observons notre environnement socio-économique et la place centrale occupée par le fait de manger.


On veut se rencontrer ?


- On mange ensemble !


On veut conclure un contrat ?


- On mange ensemble !


On veut fêter n’importe quel évènement,


- On mange ensemble !


On est seul, anxieux, stressé, déprimé ?


- On mange, mais seul cette fois !


On s’ennuie, on a mal ?


- On mange aussi !


On a besoin de consommateurs pour créer de la croissance ?


- Il faut que l’on mange encore et encore. Même pour maigrir, il faut consommer !


Alors, le stevia, le sucré sans risque pondéral, la solution à la gourmandise incontrôlable ?


- Consommez, c’est tout ce que l’on vous demande ! Pour les résultats, l’on verra après…



Docteur Henri PULL




Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .







STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens








STRESS, comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens, version polonaise

Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.


 
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