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L'aventure des expressions françaises : Aujourd'hui, « je donne ma langue au chat ».
 

Mardi le 09 novembre, 2010



Planète Québec, toujours à la pointe de la culture, vous propose de faire une petite promenade parmi les expressions françaises passées dans la langue courante sans vraiment que l'on en connaisse l’origine.


« Donner sa langue au chat.»,



Cette expression signifie reconnaître son ignorance en renonçant à chercher la solution à une question.


En avouant notre incapacité, nous demandons à l'interrogateur de nous apporter la réponse.


Autrefois, on disait « jeter sa langue au chien ».


À l'époque, on ne jetait aux chiens que les restes de nourriture ; et comme la nourriture était rare, les chiens de disposaient que des rebuts.


L'évolution du langage fait que « jeter sa langue au chien » a le même sens qu'aujourd'hui en « donnant sa langue au chat ».


Simplement, le chat a remplacé le chien au XIXe siècle.


En effet, à cette époque, le chat était considéré comme un gardien de secrets.


À la mesure du poids des secrets détenus, sa parole avait donc une valeur importante.


Ainsi, en donnant « sa langue au chat », nous lui prêtons la parole pour qu'il nous donne la réponse à la question à laquelle nous n'avons pas trouvé de solution.



La prochaine expression : « pleurer comme une madeleine ».


Pour retrouver les expression citées, cliquez sur ARCHIVES




L'aventure des expressions françaises : Aujourd'hui, « je pleure comme une madeleine ».

Planète Québec, toujours à la pointe de la culture, vous propose de faire une petite promenade parmi les expressions françaises passées dans la langue courante sans vraiment que l'on en connaisse l’origine.
Dans l'expression, pleurer comme une madeleine, le mot Madeleine (qui devrait s'écrire avec un M majuscule) ne désigne pas le petit gâteau que l'on connaît sous ce nom, mais c'est une référence à un personnage biblique.
Il s'agit de Marie, originaire de la ville de Magdala, qui par la suite a porté le nom de Marie Madeleine.
Cette femme, qui était une prostituée, se présenta à Jésus alors qu'il était à Magdala. Elle se mit à ses pieds, les arrosant de ses larmes alors qu'elle lui confessait ses péchés.
Jésus lui ayant pardonné ses fautes, elle devint sa plus fidèle disciple.
La Bible dit, que, lors de sa résurrection, c'est à elle que le Christ se présenta en premier.
En référence à cette histoire, des pleurs excessifs rappellent l'aventure de Marie de Magdala et en portent le nom.

La prochaine expression : « tomber dans le panneau ».










L'aventure des expressions françaises : Aujourd'hui, « je tombe dans le panneau ».

Planète Québec, toujours à la pointe de la culture, vous propose de faire une petite promenade parmi les expressions françaises passées dans la langue courante sans vraiment que l'on en connaisse l’origine.

Au XVe siècle, le « panneau » était un filet tendu sur le passage des petits animaux sauvages.
Il permettait de les capturer sans avoir besoin de les approcher, dont, il s'agissait d'une ruse pour les piéger par surprise.
Depuis, on emploie cette expression pour dire qu'une personne s’est faite piéger sans s'en rendre compte.


La prochaine expression : « être au bout du rouleau ».








L'aventure des expressions françaises : Aujourd'hui, « je suis au bout du rouleau ».

Planète Québec, toujours à la pointe de la culture, vous propose de faire une petite promenade parmi les expressions françaises passées dans la langue courante sans vraiment que l'on en connaisse l’origine.
Je n'en peux plus, je suis épuisé, « je suis au bout du rouleau ».
Pourquoi le bout du rouleau pour dire que l'on est épuisé ?

Jusqu'au Moyen Âge, le « rôle » était une sorte de bâton d'ivoire ou de bois sur lequel les anciens collaient les parchemins.
La rigidité et le poids de ce bâton permettait au parchemin de s'enrouler correctement et d'être maintenu déroulé lorsqu'on lisait le document verticalement. Plus tard, le mot s'est transformé et a servi à désigner d'autres types d'objets.
Le rôle de l'acteur et le rôle évoquant un écrit de justice ont la même origine.
À partir du mot « rôle » est apparu le mot « rouleau ».
Ce mot était le diminutif de « rôle de papier ».
Il désignait les rouleaux de papier que l'on connaît encore aujourd'hui et qui servait déjà à l'époque à ranger les pièces de monnaie.
« Être au bout du rouleau » signifie donc, ne plus avoir de ressources, avoir utilisé toutes ses pièces, et lorsqu'il s'agit d'un document écrit, avoir terminé sa lecture et ne plus rien avoir à dire.
Aujourd'hui, le sens est le même mais il s'est élargi aux ressources matérielles et psychologiques.

La prochaine expression : « être un faux jeton ».


Auteur du livre Parents-Enfants / 200 réponses aux questions les plus fréquentes aux éditions Grancher .







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Le Docteur Henri Pull, psychiatre, psychothérapeute d’adultes et d’enfants, intervenant hebdomadaire radio France sur France bleu gironde, consultant pour des titres de presse écrite nationale et régionale.

 
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