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Jean-Claude Huriaux
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Mercredi le 17 septembre, 1997
Clarifions tout de suite le titre de la chronique d'aujourd'hui : si le féminin l'emportait sur le masculin, contrairement à la règle grammaticale apprise dans notre jeunesse, c'est avant tout en nombre. Sur les 9,000 anciens prénoms répertoriés à date, il y a en effet une nette disproportion entre le nombre de prénoms féminins (5,800) et masculins (3,200). Ce phénomène s'explique principalement par la variété des suffixes féminins (a, e, ia, ie, ina, ine, etc.) venant s'ajouter au prénom original. Les prénoms masculins souffraient d'une moins grande diversification. A des prénoms masculins très courants correspondaient parfois des féminins plutôt inusités : Gilles Gillette, Jacques Jacquette, Omer Omérelle, Roger Rogelle. Un peu comme aujourd'hui, des prénoms étaient utilisés par les 2 sexes : Alma, Chrysanthe, Darie, Delvénie, Exérie, Jovite, Magella, Noëlda, Onésime, Orence, Philime, Théodile, Zébée, etc. Une foule de prénoms commençaient par la lettre A, tant chez les hommes (625, soit 20 %) que chez les femmes (985, soit 17 %). Je vous invite d'ailleurs à consulter la répartition alphabétique détaillée des 9,000 vieux prénoms québécois que vous trouverez dans l'introduction du site Web que je leur ai consacrés : http://cafe.rapidus.net/jhuriaux La lettre A était encore plus populaire en finale des prénoms féminins (2,736 sur 5,800 soit près de la moitié !) . L'explication la plus originale de cette popularité m'a été fournie par un prêtre de ma famille : l'estime de l'époque pour la grande reine Victoria... et son règne de troisquarts de siècle ! Pour ceux qu'un choix de 9,000 prénoms ne sauraient rassasier, un nouvel hyperlien de mon site vous amènera à l'ABU ;-) (Association des Bibliophiles Universels) qui a répertorié pas moins de 12,000 prénoms issus d'oeuvres littéraires ! Dans notre prochaine chronique, il sera question des différentes façons d'écrire un même prénom. A bientôt.
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