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| Il sera bientôt là...! |
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Mardi le 10 novembre, 2009 |
Dans moins de dix jours, ce sera le retour de la fête au Beaujolais Nouveau et autres primeurs. Plus précisément, comme tous les ans, le déblocage du beaujolais de l’année et des autres produits en primeur, a lieu le troisième jeudi de novembre. Ce sera donc le jeudi 19 novembre qu’on pourra goûter les beaujolais 2009.
La fête des Vins Nouveaux, ce n’est plus ce que c’était il y a 10 ou 20 ans. J’ai souvenir qu’à l’époque les festivités duraient deux ou trois jours et il en coulait alors du beaujolais nouveau… Je ne vous raconterai pas toutes les festivités ni les péripéties qui entouraient l’événement. Depuis 10 ans, ici même, j’en ai parlé et écrit presque à satiété.
D’ailleurs, de nos jours, on souligne beaucoup moins l’arrivée des vins nouveaux et du beaujolais, en particulier. Il y a bien des causes à ce revirement presque de 180°… de ça non plus je ne parlerai pas, tout le monde est au courant.
Pourtant, cette année, tout porte à croire que le beaujolais nouveau devrait reprendre du galon, si on se fie au rapport de qualité des dernières vendanges. À ce propos, «Inter Beaujolais» le regroupement responsable de la promotion des vins de la Bourgogne du Sud -- car, officiellement, les vins de Beaujolais sont des vins de Bourgogne puisque le terroir fait partie de la grande Bourgogne; -- donc, Inter Beaujolais déclare que «2009 sera un millésime historique, de très grande qualité, qui devrait dynamiser les ventes des vins du Beaujolais, redorer leur image et casser les a priori que les consommateurs ont en France comme à l’étranger».
Certains «grands connaisseurs» ont déclaré et prétendent encore que le beaujolais nouveau est un vin trafiqué, industriel voire même technologique. Il n’en est rien. Si on lit le cahier de charge du vigneron du Beaujolais, on constatera que faire du beaujolais nouveau, c’est maîtriser un ensemble de gestes et de savoir-faire complexes, comme, entre autres, la macération des grappes entières qui réclame une vigilance constante durant les quelques premiers jours de la vinification.
A-t-on besoin de le répéter, le beaujolais nait d’un seul cépage, le gamay noir à jus blanc. La vinification se fait grappes entières débutant par une macération courte de 4 à 5 jours, pour obtenir une extraction des arômes de fruits frais, sans l’astringence trop intense des tanins.
Et du rosé…
En 2006, l’appellation beaujolaise s’est enrichie d’un «petit dernier» le beaujolais nouveau rosé qui fut commercialisé avec succès au Japon. Depuis, le succès du rosé nouveau est tel que l’an dernier on en a produit plus de 550 000 bouteilles.
Histoire du «vin nouveau»
On consomme du vin nouveau depuis l’Antiquité. Voici un texte qui date de 1200 de Jean Bodel d’Arras, dans : le Jeu de Saint-Nicolas : «Le vin est nouvellement en perce, à pleins pots et pleines tonnes, vin discret, plein, courant comme écureuil en bois, sans nul goût de pourri ni d’aigre; il court sur lie, sec et vif, clair comme larme de pêcheur; vin inséparable de la langue. Voyez comme il mange sa mousse, comme on le voit sauter, étinceler et frire; tenez-le un peu sur la langue et vous en sentirez le goût passer au cœur»
Ce texte, dit-on, annonçait l’arrivée du vin nouveau, dans les rues de Paris.
Il y a plus de 800 ans qu’on célèbre le vin nouveau, nous n’avons rien inventé mais nous continuons des traditions et des mœurs fort plaisantes qui nous font oublier les avatars de notre 2009. Sachons en profiter modérément.
Millésime 2009
Ce sera donc, à ce qu’on dit une année de bons vins. On verra bien. La SAQ, à ce qu’on m’a dit a retenu les produits de Georges Dubœuf et de la maison Mommessin, deux négociants qui ont établi une solide réputation. Comme je n’ai pas goûté les vins de cette année, il m’est bien difficile de vous les commenter. À plus tard, donc.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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