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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 01 janvier, 2002
À vous toutes et tous : «Bon an, mal an, Dieu soit céans! Je vous présente mes vœux les plus chaleureux pour une remplie de belles et bonnes choses, à commencer par la santé, puis aussi, l’amour, la paix et, bien sûr, quelques bonnes bouteilles de vin.
Nous en sommes à deux ans du grand BUG prédit pour l’an 2000… N’est-ce pas plutôt arrivé au cours de l’année 2001??? Souhaitons que 2002 soit plus heureuse et pacifique! Là dessus, tournons la page, et prenons acte que toutes les femmes et tous les hommes de la terre sont égaux et que toutes et tous méritent de vivre en paix avec elle ou lui-même et avec tous les autres humains. Voici, la fable en question :
LE GRAND CRU ET LE RÉGINGLARD
Un Grand Cru, superbe, fier et gouailleur, se vantait haut et fort :
- J’ai mes châteaux, mes domaines, mes vignobles qui se comptent par dizaines et par centaines et qui sont tous plus célèbres les uns que les autres. Je prends le nom de très grands terroirs, de partout dans le monde. Je suis de France, d’Espagne ou d’Italie, d’autres pays d’Europe et même d’Afrique, d’Asie et des Amériques.
Il continuait à se glorifier encore et encore.
- Je suis fils de la vigne, elle même fille de la terre. J’ai comme père d’illustres cépages nobles. Je porte fièrement le libellé tant désiré des appellations d’origine, de la denominazione di origine controllata ou autres désignations similaires de pays prospères qui ont planté et cultivé la Vitis vinifera depuis des siècles et des millénaires. Pour moi et mes semblables, les règles de production sont strictes et surveillées. En un mot, je suis un Grand Cru.
Un réginglard écoutait sagement les affirmations de son interlocuteur.
- Je vous respecte beaucoup, mon cher, luis dit-il. Mais…
- Mais quoi? coupa l’autre.
- Peu d’amateurs peuvent payer les prix que vous demandez.
- Qu’en sais-tu, petit bout de vigne? Évidemment, je coûte cher! Mais il y a bon nombre de mes adorateurs qui sont prêts à débourser ce qu’il faut pour obtenir certaines de mes grandes et belles bouteilles, tant convoitées.
Le réginglard était songeur. Il pensait, par-devers lui, toujours attentif et bien discret, devant l’illustre «frère aîné». Puis, il s’enhardit et enchaîna :
- Je veux bien vous croire, grand maître, mais il me semble, murmura le «p’tit vin», que bien des gens apprécient le jus de la treille pour marquer une fête, un anniversaire, une occasion spéciale. Ils achètent, selon leurs moyens, un vin qui accompagnera un repas entre amis ou parents. L’origine ou le cépage comptent peu, pourvu que le vin soit bon et qu’il plaise…»
Le dialogue se poursuivit longuement, entre les deux protagonistes, jusqu’à ce que Noé intervienne, pour donner en partie raison au réginglard, faisant ressortir que le vin, comme tout ce qu’il y a sur terre, mérite qu’on l’apprécie pour ce qu’il est et non pour la notoriété et le prix qu’il coûte. Comme l’a dit le réginglard : «il me semble que si on voulait faire la paix, il y a place pour nous deux!». D’ailleurs, Noé leur demanda de l’aider à préparer une fête pour saint VINCENT, patron de tous les vignerons qui devait avoir lieu, vers le 20 janvier.
Tous trois partirent donc, le cœur joyeux à l’idée qu’il y aura encore cette année, des célébrations «bien arrosées» pour souligner la fête de Vincent qui est aussi soulignée dans bien des régions et pays producteurs et même ici au Québec où la Confrérie des Vignerons de Saint-Vincent marquent la fête en maints endroits, notamment, à Montréal, Joliette, Québec, Trois-Rivières et quelques autres endroits. Pour en savoir plus : communiquer avec M. Gilles LEGAULT, Grand Consul des Vignerons de Saint-Vincent, 537, Terrasse Germaine, LAVAL, Qué. G1Y 3V3 (450-689-4655 ou 450 969-3335.
Encore Bonne Année!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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