|
|
|
Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
|
|
|
|
|
|
Mardi le 01 août, 2000
L’union fait la force, dit-on. Il semble bien que l’exemple idéal pour montrer le résultat de la force de l’union serait le CELLIER DES DAUPHINS, marque «phare» des vins produits par l’Union des Vignerons des Côtes du Rhône depuis plus de 30 ans.
Le site officiel
On n’a presque pas besoin de présenter le vignoble des Côtes-du-Rhône, un des plus anciens de France. Comme son nom l’indique, le terroir des Côtes du Rhône s’étend sur les deux rives du grand fleuve, depuis Vienne-la-Vineuse, au sud de Lyon, jusqu’en Avignon, au-dessus de la Provence, à quelques kilomètres de la Méditerranée. C’est une zone de production parmi les plus prestigieuses. Pas étonnant que certains vignerons rhodaniens aient voulu prendre tous les moyens pour que leurs vins soient connus et distribués et appréciés aux quatre coins de monde.
C’est ainsi que plusieurs viticulteurs se sont regroupés en coopératives au fil des ans. Ce type d’association permettait, à de petits producteurs, de profiter des conseils de spécialistes et de professionnels, de même que de l’usage d’équipements et de machineries des plus modernes. Les coopératives de vignerons existent depuis le début des années 30 environ. Elles ont peut-être eu, un temps, bien mauvaise presse, mais depuis deux ou trois décennies, elles se sont donné des règles plus strictes et des directions plus intransigeantes, ce qui s’est traduit par la production des vins aux qualités irréprochables et indéniables.
L’Union des Vignerons des Côtes du Rhône est le regroupement de onze caves coopératives, ce qui donne des moyens encore plus importants aux coopérants. C’est sans doute pour les transactions commerciales que les vignerons apprécient le plus les services des coopératives et encore plus de l’union de celles-ci en une force économiques très importante.
Même si je n’aime pas tellement les chiffres, ceux de l’Union des Vignerons des Côtes du Rhône (UVCDR) sont tellement révélateurs que je me permets de vous en livrer quelques-uns : 11 caves coopératives participantes, plus de 3 600 producteurs éleveurs, plus de 30 millions de boouteilles de vin, annuellement, dans presque toute la gamme des appellations de la région : Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône-villages, dont certains affichent le nom du villages de leur origine : Vinsobre, Saint Maurice, Saint Pantaléon, Rochegude, etc. en plus de plusieurs vins de Pays, Baronnies, de la Drôme, Comté de Grignan, Principauté d’Orange et autres.
En fait, la production est surtout réalisée dans la partie méridionale des Côtes du Rhône. Le siège même du Cellier des Dauphins est à Tulette, mais la réserve principale est enfouie dans les Caves cathédrales de Saint-Restitut, construites à même les anciennes carrières de pierres de taille, le matériau qui a servi à l’édification du Palais des Papes, en Avignon.
Les adhérents aux coopératives sont fiers de leur état d’esprit qui a permis «à de petits exploitants de s’exprimer par des investissements réalisés en commun, au tout meilleur du savoir-faire et de la technologie». C’est ce qui est arrivé dans le cas du regroupement des 11 caves coopératives du CELLIER DES DAUPHINS.
Les vins blancs ou rouges des Côtes du Rhône du Cellier des Dauphins, de l’appellation générique ou des villages sont francs et généreux, relativement faciles à boire. Il faut d’ailleurs les consommer dans les 2 ou 3 années de leur production, ils ne gagnent pas nécessairement à vieillir. Ils s’associent bien avec un grand nombre de plats ou de préparations culinaires. -- Jeudi je vous donnerai la liste des vins produits par l’Union des Vignerons des Côtes du Rhône et disponibles au Québec, de même que leurs accompagnements.
Bonne semaine!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
|
|
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
|
|
|
|
|
|
|