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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 18 septembre, 2001
Il est possible que certains amateurs de vin ignorent l’existence, au Québec, de vignobles florissants… Lundi de la semaine dernière, le 10, je suis retourné à Dunham, dans les Cantons de l’Est, à l’occasion du lancement de la saison des vendanges, alors que le vignoble venait de se jumeler au réseau des économusées.
Si vous ne connaissez pas le domaine de l’Orpailleur, à Dunham, je vous invite et vous incite à y faire une visite. De Montréal, on met tout au plus 1 heure pour s’y rendre, par l’autoroute no 10.
Un peu d’Histoire : La municipalité de Dunham a été fondée en 1845 et fut le premier canton du Bas-Canada. La ville s’enorgueillit d’être la première ville à voir s’implanter des vignobles sur son territoire et, ce qui plus est, plusieurs des vins produits à Dunham se sont mérités une reconnaissance et de nombreux honneurs dans le monde entier.
Le vignoble de l’Orpailleur est du nombre. créé en 1982. (le mot créé n’est pas trop fort, car au Québec, l’aventure viti/vinicole, c’est justement «partir du néant»). Or, en 1982, Charles-Henri de Coussergues et Hervé Durand, tous deux viticulteurs français, caressent l’idée de planter de la vigne, au Québec. Ils s’adjoignent à F. Furtado producteur québécois auxquels s’est joint Pierre Rodrigue, en 1985, année des premières vendanges, à l’Orpailleur qui ont donné environ 15 000 bouteilles de vin blanc.
Le nom du vignoble l’ORPAILLEUR a été proposé par notre grand poète Gilles Vigneault, orpailleur veut dire «chercheur d’or», non pas le métal si précieux soit-il, mais l’or du vin qui miroite dans le verre. Gilles Vigneault a expliqué lui-même, en 1985, le choix du nom Orpailleur en ces termes :«l’orpailleur, c’est celui qui lave les alluvions aurifères pour en extraire, par temps, science et patience, les paillettes d’or qui s’y trouvent. (…) Sa robe (au vin), son parfum, son arôme et son bouquet sont comme autant de paillettes d’or qui se souviennent des neiges sous les quelles elles ont passé l’hiver».
Les associés «entêtés» ont défié le climat rigoureux du Québec, en plantant de robustes ceps de vignes hybrides et en mettant au point des méthodes culturales pour contrer les sautes d’humeur de dame Nature, en particulier les grands froids prolongés.
Faut-il rappeler que quelques années auparavant, Michel Croix avait créé les Vignobles du Québec, à Saint-Bernard de Lacolle. Mais contrairement aux vignerons d’aujourd’hui, il n’avait planté que des ceps dits nobles qui n’ont pas résisté aux périodes de gel. De nos jours, les vignerons québécois, où qu’ils soient, ne plantent que des ceps qui puissent passer les hivers et ils réussissent, comme Charles-Henri de Coussergues et les autres, à produire des vins qui, année après année, se bonifient jusqu’à obtenir des récompenses et autres mentions, dans chaque concours où on les présente.
Récemment, le vignoble de l’Orpailleur annonçait so l’ouverture de la saison des vendanges 2001 en inaugurant son entreprise de la vigne et du vin en tant qu’économusée. Bien plus, l’Orpailleur offre aux visiteurs qui s’y rendent pour acheter l’un ou l’autre de la dizaines de produits de la vigne qu’on y élabore, un restaurant champêtre, une boutique d’objets reliés au vin de même que la possibilité de mieux connaître comment on fait le vin.
Une visite s’impose, je vous le dis. C’est au 1086, route 202, à Dunham – Pour en savoir plus téléphone : 450-25-2763 – ou visite au site www.orpailleur.ca
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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