Recharges - Logiciels
Cartouches - Santé

Sondage

Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte
votre message ici
Abonnez-vous aux bulletins gratuits:
Votre adresse:

Un petit retour aux sources... (HIST.6)


Mardi le 19 juin, 2001

HISTOIRE DU VIN – no 6

Dans une chronique précédente, sur «L’HISTOIRE DU VIN», on en était aux diverses étapes du cycle végétatif de la vigne. Or, en poursuivant d’autres recherches sur les origines de la vigne et du vin, j’ai découvert quelques éléments que je m’empresse de vous transmettre, car il me semble qu’ils complètent ce que je vous ai déjà fourni, précédemment.

Ainsi lit-on que si la vigne existait sur terre sans doute depuis la Création, ce n’est que lorsque les humains arrêtèrent de se déplacer qu’ils durent cultiver la terre. Leurs constantes pérégrinations leur permettaient, auparavant de trouver ce dont ils avaient besoin. Mais du moment qu’ils cessaient d’être nomades, ils se devaient de prendre les moyens de subvenir aux besoins alimentaires des leurs.

L’homme a donc alors commencé à cultiver la terre, ce fut pour les grains, les légumes et évidemment la vigne, en même temps qu’il domestiquait les premiers animaux. La vigne se répandit ainsi du Moyen-Orient, en Inde, en Égypte, puis dans le sud-est de l’Europe et autres contrées où les humains s’étaient arrêtés.

Des estampes égyptiennes, anciennes de plusieurs millénaires, rappellent que déjà on avait appris ce qu’il fallait faire pour obtenir du vin. On savait déjà qu’il fallait cueillir le raisin et le fouler au pieds, évidemment, à l’époque. Certaines images montrent qu’hommes et femmes écrasaient joyeusement le raisin dans de grands bassins à fond dallé. On recueillait le jus dans des cuves en terre cuite où il fermentait rapidement, puisqu’on savait aussi que la fermentation s’enclenchait automatiquement lorsque le sucre naturel du jus venait en contact avec les levures qui se trouvent sur la peaux du fruit. (on ne comprenait peut-être pas le phénomène, mais on en profitait tout de même!).

On connaissait les pressoirs au temps des Pharaons et des Romains, ces instruments servaient aussi pour obtenir l’huile d’olive. Diverses variétés de pressoirs furent utilisés, au fil des siècles, il en est de même pour tout l’outillage qui a servi d’une génération à l’autre. On le sait par les écrits découverts, rédigés par Pline, Caton et plus tard, Columelle qui, avant notre ère a décrit les labours et autres travaux allant même jusqu’à mentionner qu’on pratiquait l’art de la greffe.

On savait déjà «corriger» les vins et améliorer leur bouquet en ajoutant des substances minérales ou végétales. Peut-on dire que c’était les débuts de l’œnologie? je n’en suis pas si certain… Les Romains auraient été les premiers à utiliser des contenants qui ressemblaient à nos bouteilles. Ce qu’on doit de plus important aux Romains, sous la gouverne de César, c’est d’avoir introduit la vigne en Gaule, même si les Grecs, semble-t-il, avaient déjà contribué à implanter la culture de la vigne à Marseille, alors appelée Massilia, de même que sur les bords du Rhône. Rappelons que c’est un cépage grec, l’incontournable SYRAH, qui allait devenir la mère de grands vins rhodaniens comme l’hermitage et les côtes-rôties.

Toutefois, on reconnaît aux troupes romaines d’avoir favoriser la venue de la vigne en Bourgogne, en Champagne, dans le Bordelais et en maintes autres régions aujourd’hui parmi les plus prospères. On rappelle même qu’en l’année 92, l’empereur Domitien décréta l’arrachage de la moitié des superficies où on cultivait la vigne, pour protéger les productions romaines. Deux cents ans plus tard, l’empereur Probus leva la sanction de Domitien.

Malgré bien d’autres événements et tentatives pour ralentir la production vinicole, les Gaulois cultivèrent la vigne et produisirent du vin un peu partout dans la contrée qui est devenue la France et même en d’autres lieux environnants. Aujourd’hui, nous profitons de ce qui a été fait il y a plus de 2 000 ans, pour la culture de la vigne et l’élaboration du vin pour notre plus grande joie!

À bientôt!

Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeurs du vin au Québec,
jgjutras@videotron.ca



Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte

Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2003 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.