 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 20 décembre, 2005
Depuis que j’ai pris les fonctions de chroniqueur sur le vin, il y a maintenant près de 25 ans, chaque année, en cette période, il m’importe de rappeler à mes lecteurs quelques idées pour réussir les fêtes gourmandes organisées pour Noël, Premier de l’An et autour de ces dates féeriques.
Comme j’ai conservé plusieurs des papiers écrits depuis de nombreuses années, j’y reviens parfois et je trouve alors des thèmes intéressants. En voici quelques paragraphes qui, je l’espère sauront vous être utiles.
Le 21 décembre 1991 --- « La table où chacun se sert »
Dans le quotidien LE SOLEIL de Québec où j’avais une chronique régulière sur le vin, il y a exactement quatorze ans, j’écrivais : « C’est une mode qui s’est implantée rapidement et pour cause. Quoi de plus plaisant, pour les hôtes, de partager des moments agréables avec parents et amis, sans toujours être obligés d’aller surveiller si le plat suivant est à point et peut être servi.
Les buffets, tables dressées ou ‘brunches’ comme on dit aux États-Unis, sont très populaires en toutes occasions, particulièrement pour les fêtes de fin d’année. » À l’époque, je posais la question, pourquoi ne pas utiliser le mot AMBIGU, pour ce type de repas. Je citais alors quelques lignes du Larousse gastronomique : « Très en vogue, au 17e s. l’AMBIGU était une sorte de buffet froid… il associait pâtés, viandes froides, desserts et pyramides de fruits, avec une grande recherche décorative… »
Cela ressemble grandement à certaines de nos fêtes de table, n’est-ce-pas? Alors qu’on place en même temps, sur une desserte salades composées, assiettes de viandes froides et de terrines, fromages, hors-d’œuvre variés, desserts, etc. Chacun se sert selon son goût et son appétit et peut même revenir.
Ainsi les hôtes peuvent demeurer avec leurs invités et profiter en même temps qu’eux, des délices de la table… et vive l’AMBIGU! »
Cette chronique se poursuivait avec l’interrogation ‘Quoi boire…’ Et je proposais, comme bien souvent depuis, ‘servir plus d’un breuvage’ : quelques vins, des jus de fruits et de légumes, des eaux gazeuses, de l’eau plate ou effervescente, du café, du thé, etc. Au sujet du vin, je proposais et encore aujourd’hui, de permettre un choix : blanc, rosé et rouge. Je rappelais que le vin rosé pouvait fort bien être unique puisqu’il pouvait se substituer au vin rouge ou blanc.
Si on optait pour du mousseux, deux variétés suffisent et encore, une seule serait certes appréciée, si c’est du champagne, encore que le prix peut paraître excessif. On optera pour des crémants de France, des cavas d’Espagne ou tous autres asti d’Italie, moins onéreux. En général, dois-je le rappeler, après le deuxième ou troisième verre on n’y portera pus tellement attention.
Décembre 1995
Il y a donc 10 ans, toujours dans LE SOLEIL, j’écrivais, à la veille de Noël et des fêtes : « Il y a bien des façons de recevoir à l’occasion des fêtes… Repas ‘copains-copains’, buffets, ‘déjeûners-dîners’ qu’on appelle du barbarisme brunches, alors qu’AMBIGU est tellement plus joli;
Il y a les fêtes raclettes, ou fondues et bien d’autres, sans compter les dîners chics ou les dames portent de grandes toilettes et les messieurs revêtent smokings et cravates noires. Quelle que soit la formule, il y a toujours de nombreuses et généreuses libations.
Ce qui m’amène à rappeler la modération et la prudence. Rappelez-vous ce que disait Brillat-Savarin, dans un de ses aphorismes : « Ceux qui s’ingèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger ». C’est donc dire que dépasser certaines limites n’est pas digne d’un gastronome ni d’un connaisseur.
J’espère que vous ne serez pas offusqué(e)s par cette réflexion un peu sentencieuse.
Je vous proposerai, jeudi quelques vins pour accompagner vos buffets ou ambigus. D’ici là je vous souhaite un beau temps de Noël et de joyeuses fêtes gourmandes.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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