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| Du rosé ? parce que... |
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Mardi le 22 juillet, 2008 |
On boit du rosé, parce que c’est l’été. D’autres diront que c’est un vin facile, charmeur, aux parfums de fleurs et de fruits; certains servent du rosé parce qu’il s’associe facilement avec bien des types de plats. Tout le monde a raison et chacun a ses raisons. Il n’est donc pas surprenant que la consommation du rosé dans le monde soit en constante progression.
Récemment ont eu lieu, à Toulon, en Provence, les Rencontres internationales du Rosé au cours desquelles, des spécialistes ont présenté une dizaine d’études, de rapports et autres travaux tous orientés sur le ROSÉ dans le monde.
Qu’est-ce que le vin rosé?
Le vin rosé n’est évidemment pas un vin rouge, ni un vin blanc et encore moins, un mélange des deux. On m’objectera que le champagne rosé est justement fait d’un assemblage où le vin rouge est ajouté au vin blanc du début et on aura raison. Cependant que tous les autres rosés sont élaborés avec des raisins rouges ou noirs qu’on laisse macérer plus ou moins longtemps selon l’intensité de la couleur désirée.
Par contre, on a des descriptions qui indiquent les méthodes d’élaboration mais on n’a aucune définition générique du vin rosé parce qu’il est trop difficile à définir, selon un rapport de l’ONIVINS (Office national interprofessionnel des vins). D’ailleurs, on a une définition précise du vin mais on ne trouve nulle part une définition du vin rouge, ni du vin blanc ni, répétons-le, su vin rosé.
Selon un écrit paru sur Wikipedia.org « Bien qu’il s’agisse probablement du plus vieux vin de l’histoire, les rosés étaient jusqu’à une époque récente perçus comme des vins fruités, de structure légère et qui se boivent frais… » le texte poursuit sur ces clichés répétés d’année en année sur les qualités attribuées au vin rosé. Mais le rosé ou plutôt les rosés remontent dans l’estime des amateurs et des consommateurs. Heureusement, car, rappelons-le « D’expérience, le vinificateur sait qu’il est difficile d’obtenir un vin rosé à la fois fruité et équilibré, de maîtriser sa couleur et surtout d’être régulier d’un millésime à l’autre ».
Ce qui n’empêche pas la progression de la consommation du vin rosé dans le monde. Selon une étude soumise par Jean-Philippe Perrouty, lors des Rencontres internationales du Rosé, 2008 sur la consommation du vin rosé. Dans divers pays, « l’intensité de consommation des vins rosés, va de 9% à 22%. » L’enquête à laquelle a fait référence le conférencier a été effectuée en mars/avril 2008 et concerne 13 pays d’Europe et des Amériques.
Les chiffres sont intéressants :
Suisse : 17%
Allemagne : 18%
Belgique : 16%
Pays-Bas : 20%
Angleterre : 20%
Irlande : 17%
États-Unis : 21%
Suède : 10%
Finlande : 10%
Canada : 14% (pas de chiffres précis pour Québec)
Danemark : 9%
Norvège : 10%
Brésil : 22%
On note que plus de la moitié des consommateurs de vin dans les principaux marchés du monde boivent du vin rosé. Les États-Unis et la Grande Bretagne forment une clientèle particulière, du fait qu’on y préfère des vins plutôt doux pour ne pas dire sucré, contrairement aux autres clientèle qui recherchent des vins secs et fruités. L’engouement pour les rosés du type « blush » par les amateurs de langue anglaise est surprenant et amusant!
Il est même dit que les amateurs anglophones sont prêts à payer plus cher pour du rosé plus foncé. Pour eux, plus le rosé tire sur le rouge, meilleur il est. Ils ne semblent pas connaître Pétale de Rose du château la Tour de L’Évêque, le superbe côtes-de-Provence de Régine Sumeire (425496 – 16,95$).
Stratégie, au Québec et au Canada
Lors Rencontres internationales du Rosé, notées précédemment, Me Ghislain K.-Laflamme, président de Sélections Mondiales des Vins – Canada, avait à démontré la stratégie d’approche des consommateurs. Le conférencier a bien expliqué qu’il parlait principalement du Québec du fait que le commerce des alcools était du ressort d’une dizaine d’autorités spécifiques qu’on ne pouvait comparer entre elles.
Me Laflamme n’a pas manqué de souligner que le consommateur, quand il voulait acheter du vin, faisait face à une multitude de variétés de types de vins. Alors que la consommation du vin régresse en Europe, a-t-il dit, elle augmente au Canada; au Québec proprement dit, le taux de consommation par tête est passé de 12,6 litres en 1998 à environ 19,3 litres en 2007. On est encore très loin des pourcentage européens… évidemment, on ne fait pas de concours.
Je n’en souhaite pas moins qu’au Québec, on continue à boire du rosé de qualité, où le fruit prime sur tout autre critère. J’ai toujours du rosé dans le cellier, et j’aime bien, en plein hiver, durant une tempête de neige, narguer la nature qui se déchaîne alors que mon verre est rempli de soleil et d’un environnement de Provence!
Jeudi je donnerai quelques suggestions de rosés. Bonne semaine, d’ici là
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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