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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 23 mai, 2000
C’est connu de tous les amateurs de vin, les femmes prennent de plus en plus une place remarquée et assumée dans le monde viti/vinicole, depuis toujours apanage masculin (en faisant un pléonasme, on aurait pu dire ‘exclusivement’ masculin).
Même si elles sont encore peu nombreuses, les femmes font leur marque dans la culture de la vigne et l’élaboration des vins et ce qu’elles font, elles le réussissent merveilleusement.
En France, elles sont présentes et actives à peu près dans toutes les régions. Les unes très à l’avant-scène comme la Baronne de Rothschild ou Madame de Lencquesaing, alors que d’autres sont plus discrètes et n’en font pas moins un travail extraordinaire.
Parmi ces «Vigneronnes» dont la renommée monte continuellement au ciel de la noble Treille, Régine Sumeire occupe une place qu’elle n’a pas volée, mais plutôt conquise par sa compétence, son savoir-faire, sa maîtrise et sa volonté de faire valoir la qualité.
Petite, blonde, peau basanée par le soleil méridionnal, Régine Sumeire brille de plus en plus au firmament de Bacchus. Le mot de qualité, elle le porte en oriflamme et elle s’en explique chaque fois qu’elle rencontre des amateurs à qui elle présente ses vins. Elle a redonné à sa Provence natale, le rang qu’elle avait quelque peu perdu…
Malgré ses diplômes en histoire et en sciences politiques, Régine Sumeire a dirigé sa carrière vers la vigne familiale, au sortir de l’université.
Elle aide son père, Roger, au château la Tour de l’Évêque, à Pierrefeu. Puis, en 1977, elle achète une propriété en décrépitude, le château Barbeyrolle, situ à Gassin, dans la presqu’île de Saint-Tropez.
Petit à petit, à force de travail et de persévérance, d’ajout à la propriété et de renouvellement des équipements, les domaines de Régine Sumeire, prennent leur rang dans la lignée des beaux et grands noms des vins, notamment en Provence.
Même si les vins rouges et blancs de Régine Sumeire, les châteaux la Tour de l’Évêque et Barbeyrolle, ont obtenu des succès bien mérités, c’est sans doute son PÉTALE DE ROSE qui a retenu et retient encore le plus l’attention des amateurs. Régine Sumeire a remis le rosé de Provence en bonne et due place.
Si Régine Sumeire porte une grande attention à toutes les bouteilles qui affichent son nom, c’est peut-être avec son Pétale de Rose qu’elle a le plus haussé sa propre renommée et pour cause.
Régine Sumeire a réussi à produire un rosé de grande classe. C’est elle même qui a déclaré : «Nous cherchons à produire ce vin rosé comme un vin blanc. Élaboré en grande majorité avec du grenache et du cinsault, les raisins sont cueillis à la main et déposés directement dans le pressoir. Une seule pressée légère est effectuée, ce qui privilégie la délicatesse du goût et des parfums. Il faut ensuite constamment surveiller la fermentation à basse température. On obtient ainsi un vin ‘féminin’ aux accents très délicats.»
En ce joli mois de mai,
Tout droit de sa Provence,
Vient parmi nous une fée,
Nous parler d’abondance,
De ses vins blancs ou vermeils,
Vins joyeux du soleil.
Mais avec Pétale de Rose,
Vaine est la prose.
Il vaut mieux taquiner la Muse
Sans jamais qu’on en abuse,
Buvons à pleine tassée
Les jolis vins blancs, rouges et rosés.
Santé, madame la Fée!
Et, au Québec, soyez la Bienvenue!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec,
jgjutras@videotron.ca
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